Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durable (loi C-38)

Elizabeth May : Monsieur le Président, le député craint le gaspillage d’argent des contribuables. Que pense-t-il de l’augmentation des dépenses à hauteur de 8 millions de dollars afin que le gouvernement puisse pourchasser les organismes de bienfaisance qui sont déjà bien régis par les lois actuelles?

John Williamson : Voilà une excellente question, monsieur le Président, et je suis heureux d’avoir l’occasion d’y répondre.

Tout organisme de bienfaisance qui se livre à des activités politiques ne devrait pas bénéficier des généreux allégements fiscaux qu’il reçoit actuellement. Lorsque je dirigeais la Fédération canadienne des contribuables, un groupe de revendication, nous faisions aussi des collectes de fonds, mais il nous était interdit de donner des reçus aux fins de l’impôt aux donateurs parce que nos activités n’étaient pas de nature partisane, mais plutôt de nature politique: nous défendions une position.

Si les groupes environnementalistes veulent se livrer à ce type d’activité, c’est leur droit le plus strict, mais ils ne devraient pas le faire aux frais des contribuables canadiens.

Si nous avons besoin de cet argent pour trouver les gens qui déjouent les lois fiscales, je souscris à cette dépense. Nous pourrons ainsi renforcer notre démocratie et améliorer notre régime fiscal.