Il faut prendre des mesures contre l’esclavage dans les chaînes d’approvisionnement

Elizabeth May (Saanich—Gulf Islands)
2021-03-09 20:35 [p.4807]

Monsieur le Président, j’espère que ma collègue ne trouvera pas la question trop difficile, parce que je voulais vraiment la poser au député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan. C’est au sujet de l’esclavage dans les chaînes d’approvisionnement. Je trouve très encourageantes toutes les discussions que nous avons. C’est une question liée indirectement à l’accord commercial entre le Canada et le Royaume-Uni, mais, comme le Royaume-Uni s’est attaqué à l’esclavage dans les chaînes d’approvisionnement, je me demande si je ne pourrais pas en discuter avec la députée. Le projet de loi S-216 a été renvoyé au Sénat. Ces mesures doivent être adoptées pour que les Canadiens puissent savoir que les biens qu’ils achètent n’ont pas été produits au moyen de travail forcé.

Il y a un problème cependant, que l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce et l’Organisation mondiale du commerce ont identifié comme étant les procédés et méthodes de production hors de la portée des mesures gouvernementales. Je me demande si la députée de Kelowna—Lake Country considère, elle aussi, qu’il faudrait profiter de l’occasion pour adopter des mesures visant à lutter contre l’esclavage dans les chaînes d’approvisionnement et faire progresser le projet de loi S-216 le plus rapidement possible.

Tracy Gray (Kelowna—Lake Country)
2021-03-09 20:36 [p.4807]

Monsieur le Président, je remercie la députée de sa question, qui est très opportune. J’ignore si la députée le sait, mais, hier, au comité du commerce international, les conservateurs ont présenté une motion portant sur le travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement. Nous avons présenté une motion en vue d’examiner les mesures du gouvernement et leur efficacité. Quelques mesures sont en place actuellement. Nous voulions vérifier à quel point elles sont efficaces pour lutter contre le travail forcé et défendre les droits de la personne dans la région du Xinjiang et demander à la ministre de la Petite Entreprise et à un certain nombre de fonctionnaires de venir témoigner pour déterminer où se trouvent les lacunes. La motion n’a pas été adoptée. Les libéraux s’y sont opposés, à l’instar du Bloc. Malheureusement, cet examen n’aura pas lieu même s’il aurait été très utile et opportun.