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	<title>MAI Archives | Elizabeth May</title>
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	<title>MAI Archives | Elizabeth May</title>
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	<item>
		<title>Submission: Environmental Assessment of Trans-Pacific Partnership Free Trade Agreement Negotiations</title>
		<link>https://elizabethmaymp.ca/fr/8241/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Craig Cantin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jan 2013 23:53:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Backgrounder]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Évaluation environnementale des négociations du Partenariat transpacifique en vue de conclure un accord de libre-échange Secrétariat des ententes et de l&#8217;ALENA Affaires étrangères et Commerce international Canada Édifice&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Évaluation environnementale des négociations du Partenariat transpacifique en vue de conclure un accord de libre-échange<br />
Secrétariat des ententes et de l&#8217;ALENA<br />
Affaires étrangères et Commerce international Canada<br />
Édifice Lester B. Pearson, 125, promenade Sussex<br />
Ottawa (Ontario)  K1A 0G2</p>
<p>Le 29 janvier 2013</p>
<p>Madame,<br />
Monsieur,</p>
<p>Les commentaires qui suivent sont présentés dans le cadre de l’évaluation environnementale des négociations du Partenariat transpacifique en vue de conclure un accord de libre-échange. Les ministres Moore et Fast ont annoncé, le 9 octobre 2012, que le Canada s’était joint officiellement à ces négociations.</p>
<p>Étant donné que ces négociations sont entourées de secret, il est difficile de déterminer exactement l’ampleur des impacts qu’elles pourraient avoir sur l’environnement. Nous savons toutefois que des accords semblables à celui envisagé dans le cas présent ont eu et continuent d’avoir des effets négatifs sur l’environnement, au Canada et à l’étranger. Nous pouvons tirer certaines conclusions.</p>
<p>Nous pouvons dire avec certitude que, dans sa version finale, l’accord de libre-échange du Partenariat transpacifique comprendra des dispositions sur les relations investisseurs‑États. Pourtant, l’Australie s’est vivement opposée à l’ajout de mesures du genre dans l’accord; dans un énoncé de politique commerciale, le gouvernement de Julia Gillard a d’ailleurs indiqué qu’il ne souscrira plus à de telles mesures.</p>
<p>En tant que telles, les dispositions sur les relations investisseurs‑États qui sont intégrées aux traités commerciaux, comme le Partenariat transpacifique ou le chapitre 11 de l’Accord de libre‑échange nord‑américain (ALENA), ne concernent pas directement le commerce. Cependant, de nombreuses preuves ont déjà montré que ces dispositions minent fondamentalement la capacité des gouvernements d’adopter des lois, des règlements et des politiques qui protègent l’environnement et la santé de la population. Il faudrait, notamment, effectuer une analyse plus approfondie des cas d’arbitrage entendus dans le cadre du chapitre 11 de l’ALENA.</p>
<p>La première affaire du genre remonte à 1997. Ethyl Corporation, une entreprise de Richmond, en Virginie, a alors contesté une loi canadienne que le Parlement avait adoptée démocratiquement afin de protéger les Canadiens contre le MMT. Le MMT (méthylcyclopentadiényl manganèse tricarbonyl) est un additif neurotoxique de l’essence qui était néfaste pour la santé et l’environnement. Il était aussi problématique pour les convertisseurs catalytiques des voitures canadiennes, et les constructeurs automobiles redoutaient l’annulation des garanties. De plus, la substance risquait d’aggraver la pollution atmosphérique; on craignait qu’elle ait des effets neurotoxiques sur les populations particulièrement vulnérables – les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. La même entreprise a déjà fabriqué de l’essence au plomb, et je crois qu’elle en produit et en vend toujours à des pays en développement. Comme l’ont démontré clairement les effets de l’essence au plomb sur la santé publique, un bon moyen de faciliter l’absorption d’un métal lourd toxique par le cerveau consiste à l’ajouter à l’essence. L’utilisation créative, par Ethyl Corporation, du terme « mesure équivalant à l&#8217;expropriation », employé dans le chapitre 11, a causé la surprise dans le milieu du commerce et de l’investissement. Ce que certains défendent bec et ongles en alléguant qu’il s’agit d’une disposition typique des Accords sur la promotion et la protection de l&#8217;investissement étranger (APIE) ne faisait pas partie des intentions des négociateurs de l’ALENA. J’ai parlé avec quelques‑uns d’entre eux, et ils m’ont dit que, à leur avis, les termes utilisés dans le chapitre 11 ne servaient qu’à codifier ce que la loi internationale exprime clairement : lorsqu’un État‑nation nationalise et exproprie les actifs d’une société étrangère, celle‑ci a droit à une indemnisation.</p>
<p>Lorsque la contestation d’Ethyl Corporation a été rendue publique, une tentative a été faite, par le biais de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de mettre en œuvre une version internationale du chapitre 11, intitulée « Accord multilatéral sur l’investissement » (AMI). L’OCDE a choisi de consulter la société civile internationale. J’étais alors directrice exécutive du Sierra Club du Canada, et j’ai assisté à une rencontre avec des négociateurs de l’OCDE, au siège social de l’organisation, à Paris. La séance s’est tenue conformément à la « règle de Chatham House », c’est‑à‑dire que je peux parler de ce qui s’y est discuté, mais que je ne peux pas dire qui a dit quoi. À cette occasion, les négociateurs de l’OCDE qui étaient chargés du dossier de l’AMI sont clairement apparus consternés du fait qu’une société américaine puisse invoquer la « mesure équivalant à l&#8217;expropriation », au chapitre 11, pour réclamer des dommages‑intérêts au Canada, qui avait décidé de retirer un produit toxique du commerce. L’échec des négociations sur l’AMI a été lié de près aux préoccupations de la France concernant la protection de sa culture, et à une mobilisation massive de citoyens du monde entier, mais la plainte d’Ethyl sur le MMT a montré comment la langue pouvait être utilisée de manière à miner la prise de décisions démocratiques. Barry Appleton, avocat canadien d’Ethyl Corporation, a dit à l’époque, qu’« on pourrait ajouter du plutonium liquide aux céréales des enfants, et si le gouvernement l’interdisait, les fabricants de ce produit pourraient nous poursuivre en disant que cette mesure leur fait perdre des profits ». (Cette citation est une version paraphrasée de son intervention.)</p>
<p>Après la décision de l’ex‑premier ministre Jean Chrétien d’exercer des pressions pour accélérer le règlement du dossier du MMT avant que les arbitres ne rendent leur décision à ce sujet, une deuxième poursuite en vertu du chapitre 11 a été intentée par S.D. Myers de l’Ohio, qui se plaignait des conséquences de l’interdiction décrétée à l’égard de l’exportation de déchets contaminés aux BPC en provenance du Canada. S.D. Myers était propriétaire d’incinérateurs de déchets dangereux aux États‑Unis. Il n’en avait pas au Canada, de sorte que le terme « investisseur » était une exagération. Cette affaire est allée en arbitrage et le Canada a perdu.</p>
<p>La décision rendue dans l’affaire S.D. Myers est remarquable pour plusieurs raisons :</p>
<ol>
<li>Elle met en cause une loi d’application générale visant à interdire les exportations de BPC. Cette loi n’était en aucune façon discriminatoire à l’égard des États‑Unis en général, ni à l’endroit de S.D. Myers en particulier.</li>
<li>La décision d’adopter cette loi était conforme aux obligations du Canada en vertu de la Convention de Bâle sur les matières dangereuses et toxiques. En outre, la Convention de Bâle est expressément mentionnée dans l’ALENA comme une obligation multilatérale préexistante du Canada, qui n’est pas assujettie aux exigences de l’ALENA.</li>
<li>Pendant toute la période où le Canada interdisait l’exportation de déchets contaminés aux BPC, il aurait contrevenu à la loi américaine concernant l’importation aux États‑Unis de déchets contenant des BPC.</li>
</ol>
<p>L’affaire S.D. Myers doit être une mise en garde claire pour quiconque jette un coup d’œil sur l’Accord entre la Chine et le Canada en matière d’investissement, que l’arbitrage international peut aboutir à des résultats bizarres. La proportion de contestations en vertu du chapitre 11 de l’ALENA qui mettent en cause le droit environnemental est supérieure à celle des différends portant sur d’autres secteurs de la politique gouvernementale. Le Mexique a perdu sa cause dans l’affaire Metalclad, une entreprise américaine spécialisée dans l’élimination des déchets dangereux, qui souhaitait établir un vaste centre d’élimination de déchets toxiques à San Luis Potosi. Le gouvernement de l’État a rejeté la demande et le gouvernement fédéral du Mexique a perdu sa cause.</p>
<p>Il convient de souligner que la nature de l’ensemble des répercussions environnementales du chapitre 11 de l’ALENA n’a jamais été établie. Je suis d’avis que les affaires Ethyl Corporation et S.D. Myers ont vivement refroidi les ardeurs du Canada. Je sais, par exemple, qu’Alan Rock a reçu une lettre, du temps où il était ministre de la Santé, l’avertissant que toute décision visant à retirer l’homologation des pesticides utilisés sur les pelouses à des fins cosmétiques pourrait donner lieu à une poursuite en vertu du chapitre 11. À l’époque, cela a suffi pour convaincre le gouvernement de reculer. Nous ne sommes pas en mesure d’évaluer dans quelle mesure les poursuites engagées en vertu du chapitre 11 et les revers essuyés par le Canada ont eu un effet paralysant. À mon avis, il existe des arguments convaincants qui permettent d’affirmer que les affaires Ethyl Corporation et S.D. Myers sont directement à l’origine de l’impuissance du gouvernement canadien à intervenir pour réglementer ou interdire des substances toxiques qui l’auraient normalement été à l’époque où le chapitre 11 n’était pas en vigueur. L’examen approfondi du processus réglementaire effectué par le commissaire à l’environnement et au développement durable, au sein du Bureau du vérificateur général, pour déterminer pourquoi certains pesticides et certaines substances toxiques n’ont pas été interdits, pourrait fournir une preuve empirique de cet effet paralysant. À mon avis, la plus grande menace environnementale posée par ce traité se trouve précisément dans cet effet paralysant. Je crois que les gouvernements municipal, provincial, territorial et fédéral se retrouveront dans une position où ils remettront en question le processus d’élaboration des politiques et des lois touchant la qualité de l’environnement, la santé et la sécurité en fonction de la réaction que risquent d’avoir, selon eux, les investisseurs à qui le Partenariat transpacifique confère certains pouvoirs.</p>
<p>Des exemples plus récents de cas où les dispositions sur les relations investisseur‑État ont été utilisées pour contester des mesures relatives à la durabilité et à la protection de l’environnement, que ce soit au Canada ou à l’étranger, par des entreprises canadiennes, sont également troublants. En novembre dernier, la société énergétique américaine Lone Pine Resources a invoqué le chapitre 11 dans le cadre d’une poursuite intentée contre le gouvernement du Québec. L’entreprise exigeait des dommages‑intérêts de 250 millions de dollars parce que le Québec avait imposé un moratoire provincial à la fracturation hydraulique et que, par conséquent, il avait suspendu les droits d’exploration dans le golfe du Saint‑Laurent en attendant les résultats d’un examen approfondi des impacts environnementaux de cette pratique. Il est clair que les affaires du genre nuisent à la protection et à la réglementation environnementales au Canada. Comme l’a indiqué le porte‑parole de l’entreprise, Shane Abel, « nous croyons que l’expropriation est arbitraire et non fondée [&#8230;] Selon nous, c’est une violation flagrante de l’ALENA ». [traduction]</p>
<p>En pratique, l’affirmation voulant qu’une décision en matière de réglementation soit « arbitraire » est elle‑même arbitraire, parce que de nombreuses décisions des gouvernements, comme celles qui découlent du changement démocratique de gouvernement, peuvent être considérées « arbitraires » du point de vue des investisseurs. Cela peut suffire à justifier des demandes d’arbitrage dans n’importe quel secteur d’intervention. Et même si les garanties contre les expropriations arbitraires et non indemnisées aident à maintenir un climat propice à l’investissement, dans la réalité, les tribunaux nationaux de tous les pays qui prennent part aux négociations sur le Partenariat transpacifique seraient aptes à protéger convenablement les investisseurs contre ces risques.</p>
<p>Si l’accord de libre-échange du Partenariat transpacifique devait contenir des dispositions sur l’arbitrage entre les États et les investisseurs, j’exigerais à tout le moins que des exceptions claires y soient ajoutées afin d’empêcher que des allégations d’expropriation soient lancées contre toute loi et tout règlement qu’un gouvernement envisagerait d’adopter en matière d’environnement, de services sociaux ou de travail. Même si elles n’éliminent pas le risque inacceptable qui pèse sur le droit démocratique et souverain des Canadiens de se gouverner eux‑mêmes, notamment en ce qui concerne la protection de l’environnement, de telles exceptions valent mieux que rien.</p>
<p>Comme l’a expliqué l’expert en droit des investissements, Gus Van Harten, « Le hic, c’est que ces exceptions ont toujours une portée incertaine et, en bout de ligne, ce sont les arbitres qui en décident. Or, les arbitres décident souvent qu’une mesure n’est pas « nécessaire », par exemple, lorsqu’une solution moins restrictive s’offre à un gouvernement. » [traduction] Les répercussions environnementales possibles de ce degré de latitude laissé à une entité non élue qui n’a pas à rendre de compte sont directes, au sens où un tribunal d’arbitrage peut accorder des dommages‑intérêts lorsque, à son seul avis, des lois ou des règlements environnementaux ne sont pas strictement « nécessaires », d’où une pression en faveur de l’annulation de ces lois et règlements. Les effets environnementaux possibles peuvent aussi être indirects, au sens où la menace implicite d’une telle poursuite judiciaire est suffisante pour dissuader un gouvernement d’adopter une loi ou un règlement environnemental qui risque d’être contesté en vertu du mécanisme de règlement des différends que renfermera probablement l’accord de libre-échange du Partenariat transpacifique.</p>
<p>Comme il a déjà été indiqué, le gouvernement de l’Australie a demandé, pour les motifs exposés ici, qu’une étude nationale d’envergure soit effectuée pour évaluer les répercussions du processus de règlement des différends entre investisseurs‑États sur l’économie et l’environnement de l’Australie. Publié en novembre 2010, le rapport de 400 pages, intitulé <i>Bilateral and Regional Trade Agreements Productivity Research Report</i> tient lieu de pierre angulaire à l’énoncé de politique commerciale du gouvernement Gillard, rendu public en avril 2011. L’énoncé de politique arrive à certaines conclusions qui sont particulièrement importantes dans le contexte d’un examen de l’impact environnemental du Partenariat transpacifique.</p>
<p>À propos des effets néfastes des mécanismes investisseurs‑États sur la capacité d’un gouvernement élu de mettre en œuvre des lois et des règlements dans l’intérêt public, voici ce que dit l’énoncé de politique :</p>
<p>Certains pays ont cherché à inclure des dispositions relatives au règlement des différends entre investisseurs‑États dans leurs accords commerciaux. Habituellement, ces dispositions habilitent les entreprises d’un pays à intenter une action en justice internationale contre le gouvernement d’un autre pays pour toute violation présumée des dispositions de l’Accord, par exemple des politiques prétendument discriminatoires à l’égard de ces entreprises et favorables aux entreprises nationales du pays visé par la poursuite.</p>
<p>Le gouvernement Gillard souscrit au principe du traitement national – à savoir que les entreprises étrangères et nationales sont égales devant la loi. Toutefois, il n’adhère pas aux dispositions qui auraient pour effet de conférer plus de droits aux entreprises étrangères qu’aux entreprises nationales. Pas plus qu’il n’appuie les dispositions ayant pour effet de limiter la capacité des gouvernements australiens de légiférer en matière sociale, environnementale<br />
et économique, dans la mesure où les lois en question ne font pas de distinction entre les entreprises nationales et étrangères. Le gouvernement n’accepte pas et n’acceptera pas les dispositions ayant pour effet de limiter sa capacité d’apposer des mises en garde sur les produits du tabac ou d’exiger que leur emballage soit banalisé, ou sa capacité de maintenir en place son régime de prestations pharmaceutiques.</p>
<p>L’Australie a, sans aucun doute, mis le doigt sur le lien existant entre les dispositions investisseurs‑États et la perte graduelle du contrôle démocratique des lois régissant les affaires sociales, environnementales et économiques. C’est ce qui explique que le gouvernement de l’Australie « n’appuiera pas les dispositions [investisseurs-États] des accords commerciaux qui restreignent notre capacité de réglementer en toute légitimité nos questions sociales et environnementales ainsi que tout autre enjeu public d’importance ». [traduction] S’il ne veut pas perdre sa capacité d’adopter des lois et des règlements en matière d’environnement, le Canada aurait intérêt à suivre l’exemple de l’Australie lors des négociations.</p>
<p>Je demande vivement au Secrétariat des ententes et de l&#8217;ALENA de rendre public le contenu de l’accord qui est actuellement négocié en notre nom.</p>
<p>Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elizabeth May, O.C., députée<br />
de Saanich―Gulf Islands<br />
Chef du Parti vert du Canada</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Traité Canada-Chine sur les investissements ne peut être ratifié sans l’accord des provinces</title>
		<link>https://elizabethmaymp.ca/fr/the-canada-china-investment-treaty-cannot-be-ratified-without-provinces-approval/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Craig Cantin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2012 20:26:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
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		<category><![CDATA[La coopération fédérale-provinciale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Dans 9 jours, les Conservateurs de Harper pourront légalement ratifier le Traité Canada-Chine sur les investissements. Le Parti vert du Canada désire souligner qu’une ratification sans l’accord des&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p> Dans 9 jours, les Conservateurs de Harper pourront légalement ratifier le Traité Canada-Chine sur les investissements. Le Parti vert du Canada désire souligner qu’une ratification sans l’accord des provinces serait contraire à la Constitution.</p>
<p>Ce point de vue est notamment celui d’un Comité spécial de l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique créé en 1998 pour étudier la ratification de l’Accord multilatéral sur les investissements. Selon son rapport du 29 décembre:</p>
<ul>
<li>« Les gouvernements provinciaux ne sont pas qu’une autre série de “parties prenantes” à être consultées au cours d’un processus de ratification. La Constitution canadienne proscrit la ratification unilatérale d’un traité concernant des compétences provinciales. Il est inacceptable que le gouvernement fédéral se serve de son pouvoir de ratification pour oblitérer la division des pouvoirs fédérale-provinciale et ainsi nuire à la démocratie et au fédéralisme au Canada. »</li>
<li>« Comment le gouvernement fédéral peut-il engager les provinces dans des mécanismes internationaux sans leur consentement ? […] Qui paiera si des lois provinciales sont jugées illégales en fonction d’un traité signé par le gouvernement fédéral ? »</li>
<li>Le comité est d’avis que si le gouvernement fédéral failli à sa tâche d’obtenir l’accord de l’Assemblée législative, la province a la responsabilité de fermement défendre son autorité au nom de tous les Britanno-Colombiens.</li>
</ul>
<p>« Il s’agit-là précisément des enjeux soulevés par le Parti vert du Canada depuis que les Conservateurs ont discrètement rendu public le Traité le 26 septembre dernier. Nous sommes le seul parti à Ottawa qui s’oppose au Traité. Notre pétition en ligne contre sa ratification a été signée par 22 637 citoyens à ce jour », a déclaré la chef du Parti vert du Canada et députée de Saanich-Gulf Islands, Mme Elizabeth May.</p>
<p>« Le Traité reconnaît à peine l’existence des provinces et mentionne que des représentants provinciaux et territoriaux ont été“informés” du progrès des négociations avec la Chine et qu’ils ne “ne sont pas opposés à l’Accord”. Est-ce cela le fédéralisme d’ouverture de Stephen Harper ? “Informer” les provinces, ce n’est pas suffisant pour que le Fédéral soit conforme à ses obligations constitutionnelles », a ajouté la chef des Verts.</p>
<p>« Les provinces devraient être très inquiètes de voir M. Harper ratifier ce traité sans leur accord. Nous avons d’ailleurs tenté de rejoindre les premiers ministres provinciaux. Il nous reste 9 jours pour empêcher Harper de s’en prendre à notre démocratie», a conclu Mme May.</p>
<p><strong>Page du site du Parti vert contre le Traité : </strong><a href="http://prospects.greenparty.ca/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=251&amp;qid=158946" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.greenparty.ca/fr/</a><a href="http://prospects.greenparty.ca/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=251&amp;qid=158946" target="_blank" rel="noopener noreferrer">st<wbr>op-the-sellout</wbr></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Loi sur la croissance économique et la prospérité &#8212; Canada-Panama (loi C-24)</title>
		<link>https://elizabethmaymp.ca/fr/canada-panama-economic-growth-and-prosperity-act-bill-c-24/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Craig Cantin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 14:22:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elizabeth May : Madame la Présidente, c&#8217;est un plaisir pour moi de prendre la parole au sujet du projet de loi C-24, Loi sur la croissance économique et&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Elizabeth May :</strong> Madame la Présidente, c&#8217;est un plaisir pour moi de prendre la parole au sujet du projet de loi C-24, Loi sur la croissance économique et la prospérité — Canada-Panama.</p>
<p>[ze4HZwOfwUw]</p>
<p>Les députés n&#8217;ont peut-être pas pensé au célèbre palindrome: « a man, a plan, a canal — Panama », qui peut se traduire par: un homme, un projet, un canal — Panama. Comme les députés le savent, un palindrome est un mot ou une expression qui peut se lire à l&#8217;endroit et à l&#8217;envers. Or, ce projet de loi a tout de travers. Faut-il vraiment s&#8217;attendre à ce que le Canada conclue une entente progressive lorsque l&#8217;homme en question est le premier ministre et que c&#8217;est cet accord de libre-échange qu&#8217;on nous soumet comme projet? Ce ne sera pas un canal, mais plutôt un fossé.</p>
<p>Le Canada fait très peu de commerce avec le Panama. Les conservateurs font tout ce qu&#8217;ils peuvent pour conclure le plus d&#8217;accords de libre-échange possible avec de petits pays comme la Jordanie et le Panama, mais il faut garder à l&#8217;esprit le volume des échanges commerciaux qui sont en jeu. </p>
<p>En 2010, le Canada et le Panama ont échangé l&#8217;équivalent d&#8217;un peu moins de 214 millions de dollars de marchandises. Et rien ne nous permet de croire que cet accord de libre-échange y changera grand-chose. Si nous examinons d&#8217;autres petits accords de libre-échange bilatéraux qui ont été conclus avec des pays comme le Costa Rica, nous constatons que, dans certains cas, le commerce a même diminué après leur signature.</p>
<p>Il existe déjà un cadre régissant le commerce mondial qui comprend l&#8217;Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, lequel a mené à la création de l&#8217;Organisation mondiale du commerce lors du cycle d&#8217;Uruguay. Les pays ne font plus partie d&#8217;un ensemble de nations qui imposent des tarifs douaniers élevés et des mesures protectionnistes sévères, ces pratiques ayant pour la plupart été éliminées.</p>
<p>Que retirerait-on des échanges commerciaux qui découleraient d&#8217;un accord de libre-échange avec le Panama?</p>
<p>Les députés ont beaucoup insisté sur le fait que l&#8217;on doit renforcer les droits des travailleurs au Panama. On a mentionné que ce pays est aux prises avec un grave problème de trafic de stupéfiants, ce à quoi le reste du monde voudrait mettre un frein. On sait aussi que le blanchiment d&#8217;argent est une pratique courante au Panama. L&#8217;accord de libre-échange proposé ne prévoit absolument rien pour régler ces problèmes.</p>
<p>Le Panama est un paradis fiscal et, selon l&#8217;Organisation de coopération et de développement économiques, il fait partie des 26 pays qui n&#8217;ont pas encore respecté la promesse faite en 2002 selon laquelle ils allaient échanger leurs renseignements fiscaux. Cet échange nous permettrait de trouver plus facilement les pays qui s&#8217;approprient de façon injuste et illégale des revenus et de la richesse au détriment des autres pays qui, du coup, ne peuvent pas percevoir l&#8217;impôt qui leur est dû.</p>
<p>Malheureusement, l&#8217;accord commercial avec le Panama n&#8217;aborde aucune de ces questions. En effet, on n&#8217;y parle ni de trafic de stupéfiants, ni de paradis fiscaux, ni de blanchiment d&#8217;argent. Il est vrai qu&#8217;il comporte un accord auxiliaire sur le travail, mais nous savons d&#8217;expérience que de tels accords n&#8217;ont pas véritablement d&#8217;influence sur les conditions de travail dans un pays. </p>
<p>Durant les années 1990, on a observé une nette augmentation du nombre d&#8217;accords de libre-échange. La mondialisation a déferlé telle une vague, et son triomphe a culminé avec la création de l&#8217;Organisation mondiale du commerce. Les choses ont un peu ralenti depuis Doha, et le triomphalisme s&#8217;est un peu estompé. Certains considèrent que le commerce, sa libéralisation et l&#8217;accroissement de l&#8217;activité économique, en particulier le fait de donner plus de pouvoir aux entreprises, nous mettra le vent dans les voiles. L&#8217;ancien dirigeant du Programme des Nations Unies pour le développement, Gus Speth, a prononcé ces paroles devenues célèbres: « Ce genre de commerce met du vent dans les voiles des yachts », mais les gagne-petit sont loin d&#8217;y trouver leur compte. Leurs conditions de travail ne s&#8217;en trouveront certainement pas améliorées. Si l&#8217;on négocie un accord commercial en fermant les yeux sur ce qui nous heurte chez notre partenaire commercial, qu&#8217;il s&#8217;agisse de trafic de stupéfiants, de blanchiment d&#8217;argent, de violations des droits de la personne, de paradis fiscaux et de refuges financiers, il est peu probable que l&#8217;on puisse régler ces problèmes plus tard.</p>
<p>En examinant le texte de l&#8217;accord, on note que l&#8217;article 106 est formulé de façon à ne pas cibler injustement les ententes multilatérales sur l&#8217;environnement. J&#8217;aurais aimé que les négociateurs canadiens dressent la liste de tous les accords d&#8217;importance. Ils ont néanmoins énumérés ceux qui font partie de l&#8217;Accord de libre-échange nord-américain, tels que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d&#8217;extinction, le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d&#8217;ozone, la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination, la Convention de Rotterdam, qui porte sur le commerce de marchandises dangereuses, et la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants.</p>
<p>Ce qui est surprenant, puisque le Panama et le Canada sont tous les deux parties à la Convention-cadre sur les changements climatiques, c&#8217;est que celle-ci n&#8217;est pas inscrite comme un accord qui serait protégé contre les répercussions accidentelles que pourrait avoir cet accord de libre-échange sur les politiques relatives aux changements climatiques. Au moment où nous parlons, le Canada et le Panama demeurent tous les deux parties au Protocole de Kyoto, même si nous savons que le Canada a signalé son intention de ne pas respecter les engagements juridiques qu&#8217;il a pris dans le cadre de celui-ci, ce qui est une honte à mon avis. Je ne m&#8217;attendais pas à voir le Protocole de Kyoto dans cet accord, mais je croyais certainement que la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques y serait puisque les deux pays y adhèrent actuellement.</p>
<p>Les articles qui figurent dans le chapitre 9 de l&#8217;Accord de libre-échange entre le Canada et le Panama sont plus inquiétantes. Ce chapitre présente les dispositions dévastatrices sur le règlement des différends entre les investisseurs et l&#8217;État. </p>
<p>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une disposition sur le règlement des différends entre les investisseurs et l&#8217;État? Cela ne semble pas très intéressant. Pourquoi devrions-nous donc nous en soucier? C&#8217;est pourtant ce que tous les Canadiens devraient faire. Le Canada est à l&#8217;origine de cette disposition. Nous l&#8217;avons créée en obtenant qu&#8217;elle figure dans l&#8217;ALENA. C&#8217;est le chapitre 11. Dans l&#8217;Accord de libre-échange entre le Canada et le Panama, elle se trouve au chapitre 9, mais elle a les mêmes effets.</p>
<p>Il y a eu des tentatives pour faire adopter cette disposition à l&#8217;échelle mondiale. Certains députés se souviendront peut-être des négociations menées à cet égard au sein de l&#8217;Organisation de coopération et de développement économiques. Ces négociations ont commencé à Organisation mondiale du commerce, mais elles se sont enlisées. À l&#8217;OMC, on les appelait des accords sur les investissements multilatéraux. Puis, les négociations se sont poursuivies à l&#8217;OCDE, et leur nom a changé pour « accord multilatéral sur l&#8217;investissement » ou AMI. Les négociations se sont heureusement arrêtées là. C&#8217;est grâce à un vaste mouvement d&#8217;opposition populaire que ces négociations ont échoué.</p>
<p>C&#8217;était la première campagne mondiale que j&#8217;ai vue où des groupes communautaires ont utilisé Internet pour entrer en contact. Je me rappelle qu&#8217;un parlementaire m&#8217;a dit à l&#8217;époque qu&#8217;il ne pouvait pas s&#8217;imaginer que des citoyens canadiens puissent se préoccuper d&#8217;accords multilatéraux sur les investissements. Il est revenu me parler quelques jours plus tard après avoir effectué un voyage d&#8217;étude. Il m&#8217;a dit que, en payant son essence à une station-service de Corner Brook, à Terre-Neuve, il avait vu sur une planchette à pince une pétition visant à empêcher l&#8217;adoption des AMI. Cette pétition contenait plusieurs pages de signatures.</p>
<p>Pourquoi les gens au Canada et dans le monde ne veulent-ils pas d&#8217;autres dispositions investisseur-État? Je dois dire qu&#8217;après que ce concept eut été rejeté par à l’OCDE, surtout grâce à la France, et à d&#8217;autres pays arrivés à la rescousse, elles ont abandonné. Par « elles», j’entends les sociétés qui croient que les entreprises devraient détenir plus de pouvoirs que les assemblées législatives élues. L&#8217;essence d&#8217;une disposition investisseur-État, c&#8217;est que les sociétés multilatérales devraient pouvoir avoir préséance sur les assemblées législatives et les parlements démocratiquement élus du monde entier et poursuivre un pays s&#8217;il adopte une loi qui leur déplaît. Telle est l&#8217;essence d&#8217;un telle disposition. Ce n&#8217;est aucunement une expropriation, sous une forme traditionnelle quelconque.</p>
<p>Abandonnant l&#8217;approche mondiale, on y va maintenant petit à petit, par le biais de traités bilatéraux d&#8217;investissement comme celui-ci. On accumule les traités bilatéraux pour remplacer ce qu&#8217;on n&#8217;a pas pu faire directement dans le cadre d&#8217; une entente mondiale qui permettrait aux sociétés de poursuivre les gouvernements, et ce, même si les mesures prises par ces derniers ne visent pas à nuire au commerce. Ce fut le cas lorsque le Canada a interdit un additif à l&#8217;essence toxique ou lorsqu&#8217;il a pris des mesures pour interdire l&#8217;exportation de déchets contaminés aux BPC, conformément à la Convention de Bâle que j&#8217;ai mentionnée tout à l&#8217;heure. Il y a aussi eu le cas tragique de la société américaine Metalclad, qui voulait établir un site d&#8217;élimination de déchets dangereux à proximité d&#8217;une petite collectivité au Mexique du nom de San Luis Potosi. Les citoyens de San Luis Potosi ont refusé, ont dit que le site était trop près de leur source d&#8217;approvisionnement en eau et qu&#8217;ils ne laisseraient pas cette mégasociété américaine, Metalclad, aménager une installation d&#8217;élimination de déchets dangereux. En vertu du chapitre 11 de l&#8217;ALENA, Metalclad a poursuivi l&#8217;État fédéral du Mexique.</p>
<p>Ce accord signifie que toute société qui a une adresse au Panama peut se prétendre investisseur et poursuivre les municipalités, les provinces ou le gouvernement fédéral du Canada pour n&#8217;importe quelle décision qui lui déplaît ou qui l&#8217;empêche de réaliser les profits escomptés.</p>
<p>Dans l&#8217;affaire de la pauvre petite localité de San Luis Potosi, le Mexique a dû verser à Metalclad presque 17 millions de dollars.</p>
<p>J&#8217;ai bien peur qu&#8217;il ne me reste plus beaucoup de temps pour parler de cet accord. Je terminerai en disant fermement et clairement que nous devons tirer les leçons des failles du chapitre 11 de l&#8217;ALENA et cesser d&#8217;inclure de façon systématique et irréfléchie des dispositions investisseur-État dans tous les accords commerciaux que nous négocions.</p>
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