Le Parti vert du Canada réitérait aujourd’hui son appel au gouvernement du Canada pour qu’il adhère à la convention internationale signée à Rotterdam en 2004 et accepte d’inscrire l’amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux. Les signataires de la Convention se réuniront à Genève à compter de lundi et toute la planète retiendra son souffle en attendant de connaître la position du Canada, qui bloque cette inscription depuis 30 ans.
« Le Parti vert a été le premier parti au Canada à réclamer l’interdiction de l’amiante, et nous continuerons de lutter pour ceux et celles qui ont souffert ou qui continuent de souffrir à cause de ce minerai dangereux », a dit la chef des verts Elizabeth May. « Inscrire l’amiante sur la liste des produits dangereux couverts par la Convention de Rotterdam ne veut pas dire que nous devrons cesser toute commercialisation, mais nous aurons l’obligation de respecter la procédure de consentement préalable en informant les pays importateurs des dangers inhérents à ce produit. Le Canada s’est opposé à cette inscription aussi bien sous les gouvernements libéraux que conservateurs. »
Le Canada est l’un des principaux pays exportateurs d’amiante chrysotile, une fibre minérale extraite au Québec, bien qu’il ne soit plus employé au pays en raison de ses propriétés cancérigènes. L’Organisation mondiale de la santé attribue à l’amiante plus de 90 000 décès par année dans le monde. La Convention de Rotterdam sur le commerce de produits chimiques dangereux réglemente le commerce international des produits dangereux et permet aux pays en développement de se prémunir contre des importations de substances dangereuses non désirées.
« Il est honteux que le Canada continue d’exporter ce produit hautement cancérigène », a déploré May. « Il faut mettre en place un plan de transition pour les travailleuses et les travailleurs des mines d’amiante du Québec qui nous permette d’éliminer rapidement cette industrie toxique. »