Elizabeth May condamne l’utilisation de la torture contre Raif Badawi

OTTAWA – Le Parti vert du Canada condamne la flagellation brutale donnée au blogueur saoudien emprisonné injustement, Raif Badawi, par le gouvernement de l’Arabie saoudite.

Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada et députée de Saanich – Gulf Islands, presse le gouvernement saoudien de libérer sans condition M. Badawi et de prendre les mesures pour qu’il reçoive des traitements immédiats pour ses blessures.

« Le fait que le gouvernement saoudien puisse condamner les agressions à Charlie Hebdo et à la liberté de la presse de la semaine dernière tout en réprimant brutalement la liberté de parole est à la fois choquant et consternant », a affirmé Mme May. « Je demande au gouvernement saoudien de mettre fin immédiatement à la violation grave des droits de la personne contre M. Raif Badawi et de faire en sorte qu’il reçoive les traitements appropriés pour ses blessures. »

Raif Badawi est un blogueur en Arabie saoudite qui a été arrêté en 2012 pour avoir publié un blogue qui critiquait le régime saoudien. Il a reçu une peine d’emprisonnement de dix ans et 1000 coups de fouet – 50 par semaine pendant 20 semaines. Il a reçu ses 50 premiers coups de fouet le 9 janvier et devrait en recevoir 50 autres ce vendredi. M. Badawi a aussi eu une amende de 1 million de riyals saoudiens (266 000 $ É.-U.).

« Nous devons respecter l’article 5 de la Déclaration universelle des droits de la personne qui stipule clairement que « nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants », a conclu Joe Foster, porte-parole du Parti vert en matière de droits de la personne. « De plus, nous ne pouvons permettre que des liens politiques et économiques avec quelque nation que ce soit nous empêchent de dénoncer les violations aux droits de la personne, comme dans le cas de M. Badawi. »