Des dirigeants américains et canadiens organisent un forum transfrontalier pour renforcer la collaboration et la résilience biorégionale

Le 4 novembre 2025

Le 17 octobre 2025, Sidney (Colombie-Britannique) – Des dirigeants autochtones, des
élus, des représentants de la société civile ainsi que des défenseurs des entreprises des États-Unis
et du Canada se sont réunis au Mary Winspear Centre à Sidney (C.-B.) pour tenir un forum
transfrontalier axé sur l’approfondissement des relations dans toute la biorégion de la mer
transfrontalière des Salish.
Forts d’une rencontre virtuelle plus restreinte qui s’est tenue en mars 2025, les participants à cette
réunion ont réitéré l’esprit durable de la coopération transfrontalière et insisté sur le rôle vital des
dirigeants locaux pour ce qui est de favoriser un avenir viable, inclusif et résilient. Parmi les
participants de marque figuraient Eric Pelkey, chef héréditaire de la Nation Tsawout,
Cindy Daniels, chef des tribus Cowichan, Brandon Morris, directeur de la protection des traités
de la Nation Lummi, Cliff McNeil-Smith, maire de Sidney, Robert Botterell, député provincial,
Laura Patrick, présidente de l’Islands Trust Council, Kari McVeigh, présidente du conseil du
comté de San Juan, Amanda Fisher et Jeremy Harrison-Smith, du bureau du gouverneur
Ferguson, de l’État de Washington, et James Rolph, du bureau du lieutenant-gouverneur Denny
Heck, de l’État de Washington.
La co-organisatrice et députée de Saanich—Gulf Islands, Elizabeth May, a décrit la genèse de cette
instance unique, née du côté canadien de la frontière, qui a permis de détruire les cloisonnements
intergouvernementaux pendant la pandémie de COVID-19. Depuis lors, les administrations
locales du sud des îles Gulf de la Colombie-Britannique et les membres des Premières Nations ont
imaginé des possibilités de coopération transfrontalière plus vaste. Les administrations et les
membres des groupes communautaires des îles San Juan et de l’État de Washington ainsi que les
Autochtones de l’autre côté de la frontière partageaient leur vision. « Paradoxalement, les niveaux
de tension accrus créés par les problèmes transfrontaliers, notamment les droits de douane, ont
contribué à renforcer la détermination locale et biorégionale à approfondir nos relations. »
Dans un message préenregistré, le représentant au Congrès américain Rick Larsen a invité à
poursuivre la collaboration transfrontalière malgré les changements politiques : « La relation
entre les États-Unis et le Canada a toujours été très importante pour moi, même avant que je siège
au Congrès… Nous partageons une importante frontière le long du détroit de Haro et de part et
d’autre de celui-ci, les membres des diverses collectivités de nos îles entretenant des partenariats
profonds de longue date… Notre objectif est de continuer à gérer nos relations frontalières de
manière à pouvoir nous appuyer sur cette journée pour éviter les erreurs non provoquées que
nous commettons parfois. »
Les discussions de groupes sur la résilience environnementale et économique ont permis de
souligner l’importance de conserver des liens transfrontaliers solides pour la prospérité des
localités insulaires et côtières. Un consensus s’est dégagé sur le fait que la force réside dans
l’entretien des relations et dans des valeurs communes.
Les autres principaux thèmes abordés étaient les suivants :
• Les relations comme source de résilience : établir des liens aujourd’hui aura des
résultats bénéfiques pour les périodes difficiles, à long terme et maintenant.
• Les liens historiques : reconnaître que le travail actuel repose sur des relations et des
collaborations transfrontalières établies de longue date, qui facilitent le ciblage ainsi que
la promotion d’initiatives environnementales et économiques nouvelles et efficaces.
• L’hyperlocalisme : ancrer les politiques dans les besoins locaux tout en inspirant des
mesures parallèles.
• La collaboration officielle : établir des structures, des normes et un dialogue continu;
accélérer la mise en œuvre des politiques en donnant des exemples communs.
• La gestion commune : honorer la terre et les eaux, avec un saumon en tant qu’élément
rassembleur pour une connectivité transfrontalière.
• L’économie et l’environnement : promouvoir une défense commune,
l’harmonisation des politiques et une croissance durable en considérant l’environnement
et l’économie comme indissociables.
• Le transport : encourager la remise en service du traversier Sidney-Anacortes, ce qui est
essentiel pour les liens entre les communautés, surtout pour les Premières Nations et les
tribus.
• Une gouvernance novatrice : entretenir un réseau multijuridictionnel de résolution
de problèmes, et accorder la priorité aux partenariats authentiques de personne à
personne plutôt qu’aux titres officiels.
Afin de maintenir l’élan, les dirigeants se sont engagés à élaborer une stratégie de
communication pour amplifier les récits de la base sur la collaboration au moyen de bulletins
d’information, des médias locaux et des médias sociaux. Un site Web géré conjointement
servira de centre de communications et viendra compléter les réunions régulières en
personne et à distance. Les participants au forum prévoient la mise sur pied d’un secrétariat
transfrontalier chargé de coordonner les initiatives, de cartographier les collaborations
existantes et de répertorier les possibilités de financement visant à leur permettre de poursuivre
leur travail.
Les frontières fluides de la mer des Salish contrastent avec les frontières cartographiques rigides
imposées par les colons il y a 200 ans. Dans un contexte d’isolationnisme mondial croissant, une
telle initiative propose un modèle de souveraineté, d’autodétermination et de force, appliqué par
tous les intervenants et qui répond aux besoins locaux.
Le prochain forum transfrontalier est prévu pour le printemps 2026. Parmi les parrains,
mentionnons les bureaux de la députée Elizabeth May et du député provincial Rob Botterell,
l’Islands Trust Council, le District régional de la capitale, le comté de San Juan, le conseil de
développement économique (CDE) du comté de San Juan et le Rural Islands Economic
Partnership (RIEP). Les participants représentaient également les chambres de commerce de
Salt Spring, de Pender et de la péninsule de Saanich, le Border Policy Research Institute de
l’université Western Washington, SIMRES, le CDE du comté de Jefferson et la caisse de
Harborstone.
Autres citations
« En tant que membres du peuple Lummi, nous affirmons que nous sommes également des
survivants de la grande inondation… De toutes les tribus situées au sud de l’endroit où nous nous
trouvons et de celles qui nous entourent, nous, les Lummi, avons toujours dit que le SENĆOŦEN,
la langue des W̱SÁNEĆ, était la plus proche de la nôtre. Puis ça, c’est juste un rappel important
de la mesure dans laquelle nous sommes proches aujourd’hui. Les eaux nous relient. Chacun
d’entre nous exerce une influence sur les eaux et sur les terres. » – Brandon Morris, directeur
de la protection des traités de la Nation Lummi.
« Il n’existe pas de véritables frontières. Nous avons tellement de choses en commun, et tellement
de renseignements intéressants à communiquer sur la meilleure façon de collaborer pour relever
les défis auxquels nous sommes confrontés et pour saisir les occasions qui se présentent à nous. »
– Rob Botterell, député de Saanich North and the Islands.
« Aujourd’hui a été une journée remarquable. Comme me l’a dit un jour Eric Pelkey, chef
héréditaire de la Nation Tsawout, il n’existait pas de frontière il y a plus de 200 ans. Les liens
familiaux entre la Nation W̱SÁNEĆ et la Nation Lummi de part et d’autre de la mer des Salish
étaient immenses. Lorsque la frontière a été créée, les membres de familles réparties sur
quatre générations ont essentiellement dû prendre une décision à savoir s’ils vivraient aux
États-Unis ou au Canada. Le traversier Anacortes-Sidney a permis de maintenir les liens entre les
Nations pendant 99 ans. Dans le cadre du renforcement de la relation transfrontalière, les
membres de notre conseil ont pris l’engagement ferme, par une résolution officielle, de rétablir la
gare maritime d’Anacortes-Sidney. »—Cliff McNeil-Smith, maire de Sidney.
« Sans confiance, on n’a rien. La séance d’aujourd’hui était riche en témoignages de
reconnaissance pour nos travaux antérieurs et en cours, qui ont toujours dépendu et dépendront
toujours de nos relations de confiance. C’était inspirant d’entendre les nombreux engagements à
investir dans notre prospérité économique et environnementale par des échanges transfrontaliers
d’idées, de produits, de personnes et de ressources, etc. » – Lisa Smith, Washington State
Microenterprise Association.
« Les relations entre l’Islands Trust Council et le comté de San Juan s’étendent sur des décennies
et sont fondées sur un esprit commun de partenariat et d’amitié. Ce lien solide se reflète dans
l’entente transfrontalière sur les îles, dans laquelle nous réaffirmons nos valeurs communes :
protéger nos terres et notre environnement marin tout en préservant le mode de vie unique qui
caractérise ces îles. Lors de notre réunion d’aujourd’hui, nous avons renouvelé notre engagement
à collaborer pour la santé et l’harmonie de notre biorégion commune. »–Laura Patrick,
présidente, Islands Trust Council, Islands Trust.
Personnes-ressources
Pour toute question, les représentants des médias sont priés de communiquer avec l’un des
organismes suivants :
• Conseil de développement économique du comté de San Juan,
[email protected], 360-378-2906
• Bureau du conseil du comté de San Juan, [email protected],
360-370-7472
• Bureau de la députée Elizabeth May, [email protected], 250-657-2000
• Conseil d’Islands Trust, [email protected], 250-405-5151
• Bureau du député provincial Rob Botterell, [email protected],
250-387-8347
• Rural Islands Economic Partnership (RIEP), [email protected],
250-653-4025
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