Victoire dans le combat contre le pipeline Keystone XL

OTTAWA – Le président des États-Unis Barack Obama a choisi de reporter la décision sur le projet de pipeline Keystone, invoquant des préoccupations au sujet des changements climatiques et le tracé envisagé, qui fait l’objet de nombreuses controverses. La chef du Parti vert du Canada et députée de Saanich‑Gulf Islands, Elizabeth May, s’est réjouie de cette annonce : « Nous devons nous efforcer de créer des emplois au Canada et cesser de toujours vouloir produire plus de bitume brut à partir des gisements des sables bitumineux. Cela veut dire qu’il faut raffiner le bitume existant au Canada, pas aux États‑Unis, et investir davantage dans les énergies renouvelables. 

Les nombreuses campagnes contre le pipeline savourent leur victoire ce soir. « Bon nombre de citoyennes et de citoyens des deux côtés de la frontière ont exprimé leurs préoccupations haut et fort – ils sont convaincus que le pipeline comporte des risques qui n’en valent simplement pas la peine. TransCanada a soulevé l’ire de la population en exagérant le nombre d’emplois qui seraient créés, en ayant recours à une société de conseils liée pour l’étude d’impact du département d’État et en proposant un tracé qui traverse les Sand Hills (collines de sable) du Nebraska et jugé trop près de l’aquifère Ogallala. Le président a écouté la population et pris la bonne décision », a dit May.

Le pipeline de plusieurs milliards de dollars aurait transporté du bitume des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’aux raffineries situées au sud de la frontière, en Illinois et en Oklahoma, puis vers la côte du golfe du Mexique. Le pipeline aurait traversé l’aquifère d’Ogallala, une source d’eau potable pour plusieurs millions de personnes aux États-Unis, ainsi que la région écosensible des collines de sable du Nebraska.