Elizabeth May : Monsieur le Président, je tiens à remercier mon collègue d’avoir de nouveau attiré notre attention sur l’énorme recul de la démocratie dans cette enceinte. Lorsque j’ai pris la parole plus tôt aujourd’hui au sujet du projet de loi C-31, j’ai dit que la situation est similaire à celle que décrit Bruce Cockburn dans une de ses chansons, soit que le problème avec l’ordinaire, c’est qu’il empire toujours. Chaque année, nous semblons accepter que la démocratie recule encore davantage.
En 2009, lorsque j’ai publié mon dernier livre, le regretté journaliste Jim Travers en a fait la critique sur les ondes de CBC. À Michael Enright, qui lui demandait si la démocratie canadienne était bel et bien en crise, M. Travers a répondu que c’était bien pire que cela et qu’une personne qui visiterait Ottawa ne verrait qu’un parc thématique consacré à la démocratie, car tous les édifices sont là, mais le Parlement n’est plus respecté.
Mon collègue est-il d’avis que nous devons inverser cette tendance avant que la démocratie ne disparaisse complètement?
Charlie Angus : Monsieur le Président, je vais répondre en citant les paroles d’une chanson de Bruce Cockburn. Voici ce qu’il a écrit:
Voyez les pourris, les vendus
Ils se font passer pour des dirigeants, bien entendu
Ils serrent la main des hommes, embrassent les femmes
Bienvenue au bordel, c’est là que ça se trame
Et ils disent: c’est ça, la démocratie…