Loi sur le développement et la conservation des parcs nationaux du Canada (Projet de loi S-15)

Elizabeth May : Monsieur le Président, l’élément du projet de loi S-15 qui m’intéresse le plus concerne l’île de Sable.

Quand je vois ce qui est proposé pour Marmot Basin, je me rends compte qu’un travail colossal a été réalisé. Lorsque le projet a été proposé pour la première fois, il existait très peu de données scientifiques, et on comprenait mal ce qu’il fallait faire pour protéger le caribou. Il a fallu beaucoup de temps avant de concevoir les plans de gestion. Ceux-ci devront faire l’objet d’une surveillance attentive, car, comme le député le sait, il existe toujours une certaine tension au sein de notre réseau de parcs nationaux. Cette situation est attribuable au fait que, d’une part, l’objectif principal du réseau est de maintenir l’intégrité écologique de ces parcs et que, d’autre part, on souhaite permettre à la population d’en profiter, notamment par l’entremise d’activités comme le ski et le tourisme.

Mon collègue conviendra-t-il avec moi que nous devons veiller à ce qu’on ne porte pas atteinte à notre réseau de parcs nationaux en permettant que des activités industrielles empiètent sur nos parcs nationaux? On a toujours maintenu les normes les plus élevées en matière de protection prévues par l’Union internationale pour la conservation de la nature, soit que la priorité doit être accordée à l’intégrité écologique. Le député est-il d’accord avec moi?

James Rajotte : Monsieur le Président, je partage tout à fait l’avis de la députée de Saanich—Gulf Islands, en ce sens où, dans nos parcs nationaux, il existe une rupture manifeste entre les aménagements requis pour permettre aux gens d’en profiter et la préservation des aires écosensibles et de l’habitat naturel que veulent admirer les visiteurs.

En ce qui concerne le Marmot Basin, la station de ski a proposé de se départir au profit du parc de 118 hectares de terres écosensibles couvertes par son bail en échange de 60 autres hectares de terres moins fragiles sur le plan écologique, ce qui, franchement, me semble être une solution fort prometteuse.

Je vais souvent au parc national Elk Island, en périphérie d’Edmonton. J’adore y aller. J’adore y faire de la randonnée, mais je sais que, en tant qu’être humain, je perturbe dans une certaine mesure cette aire naturelle chaque fois que je m’y rends. Il faut respecter le tracé des sentiers et avoir une conscience profonde de l’incidence de l’activité humaine sur cette beauté qui nous entoure. C’est un équilibre à atteindre et, en l’occurrence, le gouvernement y est parvenu avec brio.