Le Parti vert veut un modèle de justice qui place les victimes d’abord

Le Parti vert du Canada appuie pleinement les recommandations de l’ombudsman fédérale des victimes d’actes criminels, Sue O’Sullivan, publiées dans son premier rapport spécial intitulé « Réorienter la conversation. »

« Le Parti vert souhaite que le Canada adopte une approche de la justice qui place les victimes d’abord », a dit la chef des verts et députée de Saanich—Gulf Islands, Elizabeth May. « Voilà déjà trop longtemps que nous sommes obsédés par un système juridique réactionnaire, qui ne connaît que le châtiment. Nous pouvons faire mieux. »

Dans son rapport, l’ombudsman propose de recentrer la justice sur les besoins des victimes et met en avant trois domaines clés où des changements pratiques doivent survenir :

  • Le besoin pour les victimes d’obtenir plus de renseignements sur leurs droits et sur le délinquant qui leur a porté atteinte;
  • L’importance de veiller à ce que les victimes puissent participer plus activement au processus de justice pénale;
  • La nécessité d’accroître les mesures de soutien concrètes.

« Il n’y aura pas de justice tant et aussi longtemps que les besoins des victimes n’auront pas été respectés », a dénoncé Jared Giesbrecht, porte-parole des verts en matière de justice. « Le Parti vert est du côté des victimes, des défenseurs des victimes et des fournisseurs de services qui réclament un modèle de justice qui place les victimes d’abord et demandent qu’une attention particulière soit accordée à la prévention du crime. Les recommandations formulées dans ce rapport doivent être prises très au sérieux par ce gouvernement et mises en œuvre dès que possible. »

« Pendant que ce gouvernement injecte des dizaines de milliards de dollars versés par les contribuables dans la construction de pénitenciers partout au pays, il oublie la raison d’être du système juridique – soutenir les victimes et prévenir le crime », a ajouté Giesbrecht. « Un des meilleurs moyens de reconnaître et de respecter les victimes du crime consiste à faire de la prévention du crime la principale priorité du gouvernement fédéral. Prévenir le crime équivaut à réduire le nombre de victimes. »