Le caucus du Parti vert condamne l’application des injonctions sur le territoire de la nation Wet’suwet’en

06 février 2020

OTTAWA – La mesure d’exécution prise aujourd’hui sur le territoire de la nation Wet’suwet’en est une autre tache humiliante dans les relations du Canada avec les Premières Nations.

À 5 heures ce matin, la GRC s’est rendue sur le territoire de la nation Wet’suwet’en, dans le nord de la Colombie-Britannique, pour faire respecter une injonction émise par la Cour suprême de la Colombie-Britannique. Ils ont arrêté les membres du clan Wet’suwet’en et leurs alliés qui bloquent les travaux du projet de pipeline Coastal GasLink en occupant le territoire traditionnel le long de la route du service forestier Morice West.

« C’est un échec politique », a déclaré Paul Manly (député, Nanaimo-Ladysmith) qui s’est rendu dans la région en janvier. « Les pourparlers auraient pu continuer ; les chefs héréditaires étaient prêts à poursuivre. Il n’y avait aucune raison d’appliquer cette injonction à ce moment précis. »

« Il y a quelques jours à peine, il a été signalé que le projet de pipeline Coastal GasLink n’avait pas reçu une autorisation du Bureau d’évaluation environnementale de la Colombie-Britannique. L’autorisation manquante concerne spécifiquement la zone géographique où l’action de mise en application d’aujourd’hui a eu lieu. La construction de ce projet ne peut pas avancer sans cette autorisation », a ajouté M. Manly.

« Cette application représente un autre point noir sur les relations du Canada avec les Premières Nations », a déclaré Elizabeth May (députée de Saanich-Gulf Islands), chef parlementaire du Parti vert. « La Colombie-Britannique a adopté une loi pour inscrire la DNUDPA dans sa loi, mais jusqu’à présent, elle n’a pas démontré sa volonté de respecter cette législation. Le gouvernement fédéral, pour sa part, ne doit pas hausser les épaules et prétendre que ce conflit ne relève pas de sa compétence. Ce n’est pas ainsi que les Premières Nations le voient. Ce n’est pas la façon dont les Nations Unies le voient et ce n’est pas ainsi que le monde le verra », a-t-elle ajouté.

Jenica Atwin (députée de Fredericton), porte-parole du Parti vert du Canada pour les relations entre la Couronne et les Premières Nations, a déclaré : « Le comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale a publié en décembre un rapport appelant le Canada à suspendre les travaux sur ce projet jusqu’à ce que le consentement approprié soit obtenu des chefs héréditaires. Le consentement libre, préalable et éclairé ne doit pas signifier que les communautés autochtones doivent accepter tous les projets industriels sur leurs territoires sous peine d’être confrontées à une action policière militarisée. Ce n’est pas ce que la population attend de nos gouvernements lorsqu’ils affirment vouloir réparer nos relations rompues avec les Premières Nations. »

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