Les Verts soulignent que les mesures de relance post-COVID-19 sont plus efficaces lorsqu’elles sont élaborées en tenant compte des réalités liées au climat

OTTAWA – Les député.es du Parti vert applaudissent les efforts de secours du gouvernement fédéral durant la pandémie de COVID-19 et apprécient les possibilités de dialogue et de consultation entre les partis pour trouver des solutions qui fonctionnent à la fois pour les citoyens et let citoyennes, et les entreprises touchés par la crise.

Alors que le Canada se prépare à ouvrir des secteurs de l’économie et à envisager des options de relance économique, le caucus vert affirme que les plans de dépenses doivent être élaborés en tenant compte de l’autre crise ; l’urgence climatique. « Il s’agit d’une occasion de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de préparer le Canada aux urgences à venir grâce au développement d’infrastructures vertes. Le Parti vert demande des investissements dans les infrastructures publiques plutôt que des dépenses de relance dans les partenariats public-privé (PPP) et les infrastructures privées, » a déclaré le député Paul Manly, porte-parole du caucus vert pour le travail, l’emploi, le développement de la main-d’œuvre et l’inclusion des personnes handicapées.

Un rapport récent de l’économiste lauréat du prix Nobel Joseph Stiglitz et du célèbre économiste britannique spécialiste du climat Lord Nicholas Stern basé sur des entretiens avec plus de 200 experts des banques centrales et économistes des pays du G20 révèle que les investissements dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique créeront un grand nombre d’emplois à court terme alors que nous sommes en récession et que les emplois sont rares. Les investissements dans les combustibles fossiles pourraient freiner la reprise économique.

L’une des principales infrastructures proposées par le Parti vert est la construction d’un réseau électrique est-ouest et nord-sud qui relierait les provinces et les territoires. Le réseau maximiserait la capacité d’énergie renouvelable de chaque région. « Il est important que les nouveaux projets d’infrastructure demeurent de propriété publique afin de rentabiliser au maximum les investissements des contribuables, » a déclaré M. Manly. « La vente de l’autoroute 407 en Ontario est une mise en garde dont il faut tenir compte. La construction de cette autoroute a coûté 1,5 milliard de dollars et a ensuite été vendue en 1999 pour 3,1 milliards de dollars à une multinationale espagnole. Elle est aujourd’hui évaluée à 28 milliards de dollars et cette « vache à lait » appartenant à la société coûte aux conducteurs ontariens près d’un milliard de dollars chaque année. »

Une autre priorité de dépenses identifiée dans le rapport Stern-Stiglitz qui créera un nombre élevé d’emplois par dollar est la rénovation énergétique des vieux bâtiments. « Les programmes de rénovation énergétique destinés aux ménages à faibles revenus permettraient de réduire les inégalités sociales et sanitaires en diminuant les coûts réels de l’électricité et en gardant les maisons chaudes en hiver, » a noter Manly. « Si nous voulons récompenser nos travailleurs de première ligne à revenu modeste, fournir des maisons à faible consommation d’énergie serait un bon moyen de procéder pour leur permettre d’économiser de l’argent. »

La députée Jenica Atwin (Fredericton) voit un potentiel dans les fonds fédéraux qui soutiennent les infrastructures provinciales. « Investir dans les infrastructures de soins de santé et de soins de longue durée constitue une nécessité absolue dans tout le pays et ces établissements peuvent figurer parmi les premiers à voir des rénovations d’efficacité énergétique à grande échelle, » a déclaré Jenica Atwin, porte-parole du caucus du Parti vert en matière de santé. « Après avoir été témoin de la tragédie dans les établissements privés de soins de longue durée, il est clair que ces établissements devraient également être de propriété publique. »

« Alors que nous préparons la reprise économique à partir de la COVID-19, nous avons une occasion unique de combiner nos investissements fiscaux avec nos responsabilités climatiques, » a déclaré Elizabeth May, chef parlementaire du Parti vert. « Les idées que ces experts – économistes, scientifiques et innovateurs de premier plan – mettent en avant doivent être prises en compte de la même manière que les autorités sanitaires. Il existe une voie à suivre pour traverser cette pandémie et l’urgence climatique. Nous devons laisser un héritage durable et une planète habitable pour nos enfants et nos petits-enfants. »