Elizabeth May : Monsieur le Président, je comprends que mon collègue de Kitchener-Centre n’a probablement aucune raison de douter que l’Office Canada-Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers est capable de mener des évaluations environnementales de qualité et rigoureuses. Malheureusement, mon expérience personnelle me force à croire que ce ne saurait être plus faux. Il s’agit d’un office tout simplement négligent et incompétent, et c’est une très mauvaise idée que de lui accorder des pouvoirs sur un parc national.
Nature Canada, sur son site Web, a affirmé que de donner un droit de regard à l’Office Canada-Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers sur un parc national constituait un « dangereux précédent ». L’office n’a pas tenu compte de l’avis d’experts et a approuvé la tenue de tests sismiques pendant la période de migration des baleines bleues dans le golfe du St-Laurent. Il a déformé les recommandations d’un groupe d’intervenants de tous les milieux, dont je faisais partie et qui avait travaillé pendant deux ans pour formuler ces recommandations qui visaient le golfe du St-Laurent. Il a totalement déformé nos résultats dans son communiqué de presse.
Cet office, c’est une vraie farce. Il s’agit d’un dangereux précédent. Cette disposition doit être retirée.
Stephen Woodworth : Monsieur le Président, permettez-moi de dire que j’ai toujours trouvé regrettable qu’un député de l’opposition prenne la parole à la Chambre pour calomnier des Canadiens ordinaires qui se sont vu confier un mandat dans l’intérêt de tous et servent le public. Il est beaucoup trop facile, pour les députés comme celle qui vient de s’exprimer, de prendre la parole et d’insulter les gens publiquement à la Chambre, où ils jouissent de l’immunité. Je trouve cela regrettable et, si je peux me permettre une dernière remarque, je trouve que ça ne ressemble guère à la députée de calomnier ainsi des personnes qui occupent un poste de confiance.