Le bulletin de l’opposition

Source : Le Devoir
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Auteur : Chantal Hébert

Désignée « parlementaire de l’année » par ses pairs dans le cadre d’un exercice annuel parrainé par L’Actualité et Maclean’s, Elizabeth May est en voie de devenir à la Chambre des communes ce qu’Amir Khadir a récemment été à l’Assemblée nationale, c’est-à-dire une voix dont la résonance a raison de la marginalité de sa place.

Moins de deux ans après son entrée au Parlement, la chef du Parti vert en semble déjà indélogeable. Cet automne, elle a largement contribué à mettre le débat sur l’avenir des relations commerciales entre la Chine et le Canada sur la carte politique.

Les résultats des élections partielles qui se sont déroulées en Colombie-Britannique et en Alberta le mois dernier donnent à penser que l’arrivée aux Communes d’Elizabeth May a eu un impact plus positif pour sa formation que celle de Thomas Mulcair à la tête du NPD. Tous partis fédéraux confondus, ce sont les verts qui ont enregistré la plus forte augmentation de leurs appuis dans le cadre de ces votes.

Avec un tiers des suffrages contre le NPD à Victoria et un vote sur quatre à Calgary, la performance du Parti vert a relancé le débat sur la division du vote progressiste au Canada. Dans la perspective de débats des chefs au sein desquels Mme May est assurée d’avoir sa place au prochain scrutin fédéral, ce n’est pas une discussion strictement théorique.

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