La prévention d’abord – « une once de prévention vaut mieux qu’une livre de traitement  »

New Cancer Cases, 1987 - 2011

La société s’est concentrée sur le traitement des problèmes de santé graves après leur apparition et n’est pas parvenue à donner la priorité à la prévention. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé comme un « sentiment de bien-être physique, mental et social complet et non seulement comme l’absence de maladie et d’infirmité ». Notre système de santé actuel vise une seule dimension – le traitement d’une maladie ou d’un traumatisme par des professionnels qualifiés dans les établissements médicaux financés par le population.

Des centaines de produits chimiques que l’on utilise au quotidien sont susceptibles d’augmenter les risques de développer un cancer, des problèmes d’infertilité, des difficultés d’apprentissage et d’autres déficiences intellectuelles et dommages au système immunitaire. Malgré le taux de cancer de plus en plus élevé, le gouvernement fédéral n’a pas déployé suffisamment d’efforts pour veiller à ce que les facteurs environnementaux potentiellement cancérogènes soient éliminés. Il y a des substituts moins toxiques pour ces produits cancérogènes, mais les pressions exercées par l’industrie pour maintenir ses autorisations et l’usage légal de ses produits étouffe les voix des professionnels de la santé et les familles préoccupés par la santé.

Nous devrions interdire l’utilisation des produits chimiques qui peuvent accroître considérablement le risque de cancer, d’immunosuppression, de perturbation endocrinienne, de neurotoxicité et de mutagénicité.

Il est possible d’améliorer la santé de la population en favorisant un mode de vie actif –  en incitant la population à marcher, à faire du vélo et à garder une bonne forme physique. En outre, comme l’a fait la Nouvelle-Zélande lorsque le Parti Vert faisait partie d’un gouvernement de coalition, il faudrait verser des fonds afin d’accroître la portée du régime d’assurance maladie provincial afin d’englober les thérapies non conventionnelles éprouvées qui sont moins onéreuses et invasives comme la chiropractie, les massages et l’acupuncture. En ce qui concerne la prestation de soins prénataux, nous pouvons améliorer l’accès aux services de sage-femme partout au Canada.

Des choix santé en matière d’alimentation et les aliments locaux sains et biologiques constituent également une part essentielle de l’amélioration de la santé des Canadiens. Les coûts liés aux soins de santé offerts aux jeunes et aux enfants qui consomment des aliments transformés et à forte teneur en calories représentent une bombe à retardement, un problème que nous pouvons éviter en adoptant des régimes alimentaires plus santé.