Journée internationale des populations autochtones

Le Parti vert du Canada unissait sa voix à celle de millions de personnes de par le monde pour souligner la Journée internationale des populations autochtones, célébrée le 9 août. Le thème de la Journée de cette année est « Les médias autochtones : pour permettre aux voix autochtones de s’élever ».

La Journée internationale des populations autochtones a été décrétée pour la première fois par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1994 et le Canada est signataire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones depuis le mois de juin 2011.

Toutefois, l’engagement du Canada à respecter les droits des Autochtones n’a débouché sur aucune action concrète de la part des conservateurs de Harper. Au contraire, la suspension des consultations avec les Premières Nations dans le cadre du processus d’évaluation environnementale, les compressions réalisées dans les programmes de santé autochtone et le projet de pipeline et de superpétroliers de Northern Gateway illustrent bien la réticence des conservateurs de Harper à donner aux Autochtones canadiens les moyens de se faire entendre. Le traitement réservé aux intervenants de langue autochtone lors des audiences publiques de la Commission d’examen conjoint du projet Enbridge Northern Gateway constitue un exemple particulièrement choquant. Ainsi, bien que les Premières nations aient témoigné en grand nombre aux audiences, leurs voix ne se sont pas matérialisées dans les transcriptions officielles publiées par la suite. Au lieu de cela, les traducteurs ont opté pour l’insertion de crochets indiquant « mots autochtones », une étiquette inexacte et irrespectueuse, qui dénigre la transmission orale des connaissances traditionnelles autochtones.

Le Parti vert du Canada estime que les traditions culturelles, les langues et l’histoire des Premières Nations sont à la base de l’identité canadienne. Un gouvernement responsable ferait en sorte de promouvoir et de protéger les médias autochtones, d’assurer la sauvegarde des droits d’auteurs pour les œuvres intellectuelles et artistiques autochtones et de soutenir l’élaboration de programmes d’enseignement autochtones propres à la langue et à la culture de chaque collectivité.