Les verts réclament la fin de l’enlèvement des nageoires de requins

La chef du Parti vert du Canada Elizabeth May a réclamé aujourd’hui la fin de l’enlèvement des nageoires de requins lors d’une conférence de presse donnée au Shaw Ocean Discovery Centre de Sidney, C.-B. « J’ai reçu une pétition avec des signatures de Canadiennes et de Canadiens qui demandent au gouvernement fédéral de prendre des mesures pour interdire l’enlèvement des nageoires de requins, et je suis ravie de transmettre cette requête à la Chambre des communes », a dit May.

La pétition organisée par un groupe de plongeurs de Victoria, C.-B. réclame la mise en place d’une interdiction totale sur la possession, le commerce, la distribution et la vente de nageoires de requins au Canada. La porte-parole du groupe, Alisa Preston, a expliqué : « Les populations de requins diminuent à un rythme alarmant, ce qui menace la stabilité de l’écosystème océanique. Chaque année, jusqu’à 70 millions de requins se font prendre et enlever leurs nageoires avant d’être rejetés à l’eau, la plupart du temps encore vivants, et finissent par mourir au fond de l’océan ou mangés par d’autres poissons. Ce carnage strictement motivé par le profit est complètement inutile. »

Les nageoires de requins servent surtout à préparer des soupes qui se vendent très cher puisqu’elles sont considérées un luxe, bien que les nageoires de requins n’aient aucune valeur nutritionnelle et pratiquement aucun goût. La surpêche a déjà causé la disparition de plus de 90 % des plus grandes populations de requins au monde. D’après l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), plus du quart des espèces de requins que l’on retrouve un peu partout sur la planète sont menacées de disparition tandis que 20 % sont « quasi menacées », et les populations de requins du nord-est de l’Atlantiques sont particulièrement vulnérables.

Plusieurs pays ont déjà interdit l’enlèvement des ailerons de requins. Aux États-Unis, une interdiction sur l’enlèvement des ailerons de requins a d’abord été instaurée par Bill Clinton, puis renforcée cette année par Barack Obama avec le Shark Conservation Act.

Il est toujours temps de signer la pétition, accessible en ligne à www.divepro.ca. Des feuilles de pétition peuvent être envoyées par la poste gratuitement au bureau d’Elizabeth May (Chambre des Communes, Ottawa (Ontario) K1A 0A6).