Elizabeth May : Monsieur le Président, pas de procédure équitable, pas de présomption d’innocence et pas de respect des principes de la justice naturelle. Les dossiers de trois sénateurs sont amalgamés en vue d’une punition collective, alors que les faits sont très différents d’un dossier à l’autre. À n’importe quel autre endroit au Canada, toute personne ayant subi les nombreuses violations associées à de telles pratiques de justiciers vengeurs pourrait s’adresser aux tribunaux pour obtenir réparation. Mais, comme il s’agit du Sénat — et ce sera le cas également des Communes si ce précédent n’est pas contesté —, les trois sénateurs se verront répondre, à l’instar d’Helena Guergis, que c’est une prérogative royale et qu’ils n’ont pas le droit de se plaindre si leur réputation est démolie.
Le premier ministre prendra-t-il la décision qui s’impose et mettra-t-il fin à la mascarade au Sénat? Ordonnera-t-il la tenue d’une commission d’enquête en bonne et due forme?
Paul Calandra : Monsieur le Président, comme je l’ai dit tout à l’heure, je vais laisser le NPD, les libéraux et, maintenant, le Parti vert défendre ces trois sénateurs accusés d’avoir commis des infractions très sérieuses dans leur utilisation des deniers publics.
Le premier ministre a été très clair. Nous voulons que cette motion soit adoptée. Nous voulons que les sénateurs libéraux cessent de faire de l’obstruction. Ils peuvent adopter la motion immédiatement. Notre parti a l’intention de défendre les contribuables. Nous voulons que l’opposition fasse de même et empêche les sénateurs libéraux de nuire. Adoptez cette motion immédiatement.