Loi améliorant la sécurité des témoins (Le projet de loi C-51)

Elizabeth May : Monsieur le Président, mon collègue a fait un excellent examen du projet de loi C-51. D’après ce que je peux voir, la Chambre prévoit adopter à l’unanimité le projet de loi. Toutefois, il est important de signaler où nous pourrions, sans l’ombre d’un doute, observer un manque de ressources adéquates.

J’ai été surprise que des des compressions aient été imposées à l’Agence des services frontaliers du Canada, alors qu’elle a besoin de plus d’agents d’application de la loi. J’ai été surprise que des agents de la GRC aient été retirés des aéroports. Je pense notamment à l’aéroport de ma circonscription, qui s’appelle Aéroport international de Victoria, même s’il se trouve en réalité à Sidney, en Colombie-Britannique.

Le député sait-il comment nous pouvons continuer à réclamer les ressources qui seront nécessaires pour assurer la sécurité des témoins faisant partie de ce programme?

Dan Harris : Monsieur le Président, j’ai déjà abordé ces questions lorsque j’ai mentionné qu’il fallait veiller à ce que des ressources supplémentaires soient allouées aux administrations municipales, aux corps policiers municipaux ainsi qu’aux organismes provinciaux pour qu’ils puissent améliorer leurs programmes de protection des témoins. Il a aussi été question d’apporter un changement afin que la GRC ne refile pas tous les coûts aux administrations municipales ou aux gouvernements provinciaux lorsqu’elle prend en charge une enquête ou la protection d’un témoin parce qu’il s’agit d’une affaire de drogues, mais qu’elle assume plutôt à elle seule l’intégralité des coûts ou en assume une partie.

Le projet de loi C-56, une autre mesure législative dont nous discuterons bientôt, modifierait les lois relatives au droit d’auteur et à la contrefaçon, deux enjeux qui donnent aussi lieu à des problèmes à la frontière.

La députée a mentionné, à juste titre, que des compressions ont été effectuées à l’Agence des services frontaliers du Canada. Nous ne rendons pas service à nos voisins, plus particulièrement ceux du Sud, lorsque l’ASFC ne surveille plus les envois de drogue à destination de leur pays. Nous ne les aidons pas rendre leurs rues plus sûres, et nous ne contribuons pas non plus à assurer la sécurité dans nos rues, car nous savons que, bien souvent, lorsque de la drogue est exportée, l’argent découlant de ces activités illicites revient au Canada sous diverses formes. Il peut s’agir de drogues, d’armes ou d’argent qui va au crime organisé.

Par conséquent, nous devrions déployer tous les efforts nécessaires pour que cette drogue ne passe pas la frontière. Il est tout à fait insensé de faire des compressions dans le programme des chiens détecteurs de drogues et les services de première ligne de l’Agence des services frontaliers quand on essaie de lutter contre la criminalité.