Ce que les Verts mondiaux attendent de Durban et après

Elizabeth May, la chef du Parti vert du Canada et députée de Saanich‑Gulf Islands, prenait la parole aujourd’hui à Durban en compagnie d’autres parlementaires verts des quatre coins du monde pour réclamer des actions concrètes afin de lutter contre les changements climatiques. « À l’échelle mondiale, les parlementaires sont conscients des liens entre la crise climatique et la récession », a dit May. « Pendant que les dirigeants de la planète multiplient les rencontres au sommet pour trouver de toute urgence une solution à la crise financière, les impacts de la crise climatique posent des risques encore plus graves – l’Agence internationale de l’énergie parle désormais de “cataclysme.” Le véritable leadership requiert des solutions innovatrices pour réagir à la fois à la crise climatique et à la crise financière. »

Les Verts mondiaux réclament un changement des mentalités et rappellent qu’il existe des solutions pour à la fois remettre l’économie sur les rails et lutter contre la crise climatique. « Le gouvernement Harper manque de vision quand il affirme que nos problèmes économiques nous empêchent d’agir dans l’immédiat pour freiner la crise climatique. En fait, c’est plutôt le contraire. La recherche de solutions pour améliorer notre rendement énergétique dans tous les secteurs de l’économie et le développement de sources d’énergie renouvelable permettront de créer des emplois. L’inaction coûte cher, surtout lorsque nous devons faire face à des phénomènes météorologiques extrêmes qui sèment la destruction », a dit May.

Elizabeth May était accompagnée de la sénatrice australienne Christine Milne et du député allemand Hermann Ott.

« Si seulement nous pouvions accepter que le moment est venu de changer, nous pourrions regarder vers l’avenir et constater qu’une économie verte peut créer le genre de monde vivable que nous voulons léguer aux générations futures », a ajouté May. « Des actions ambitieuses entreprises dès aujourd’hui pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre peuvent faire partie des changements envisagés pour dynamiser notre secteur économique. C’est une question de vision et de leadership. »