Motion d’ajournement – les affaires étrangères

Elizabeth May : Monsieur le Président, je remercie mon ami, le secrétaire parlementaire, de sa réponse.

Le Canada peut sûrement en faire davantage. J’admets qu’il est extraordinaire que durant toute la révolution cubaine et les soulèvements qu’elle a entraînés, événements à l’issue desquels Fidel Castro est devenu président de Cuba, nous n’ayons jamais fermé notre ambassade. Nous avons maintenu des relations stables. Je crois que bien des Canadiens peuvent en être fiers. Nous pourrions être le pays de cet hémisphère qui déclarerait, en accord avec la plupart des pays d’Amérique latine, que les Américains ont tort et qu’il est temps que Cuba soit admis au Sommet des Amériques, pour qu’on puisse entretenir un dialogue sur une base régionale.

Je souhaite aussi souligner au secrétaire parlementaire que la façon dont nous accueillons la Chine à bras ouvert signale que notre ferme position en faveur des droits de la personne et de la liberté religieuse en Chine en prend pour son rhume, et que nous choisissons plutôt de leur offrir nos ressources et d’agir comme une colonie obéissante, et non comme un partenaire à part entière qui tient au respect des droits de la personne.

Deepak Obhrai : Monsieur le Président, permettez-moi d’être très clair avec ma collègue d’en face. Notre politique à l’égard de Cuba est une politique canadienne, pas une politique américaine. C’est notre politique à nous.

La députée a tout à fait raison de dire que nous n’avons jamais fermé notre mission ni mis fin à nos relations diplomatiques avec Cuba. Des milliers de Canadiens vont à Cuba tous les jours; c’est une destination de choix pour nombre de nos compatriotes.

Quant à la Chine, la députée a parlé des droits de la personne et des ressources naturelles que, selon elle, nous allons vendre à rabais. Je tiens à dire très clairement que le gouvernement a établi un dialogue avec la Chine au sujet des droits de la personne. À chaque rencontre, nous abordons réciproquement des questions relatives aux droits de la personne et nous en saisissons le président chinois.

Je le répète, il est très important d’établir le dialogue avec le président chinois. En ce qui concerne les ressources, je serai très clair: les investisseurs chinois devront se conformer à la Loi sur Investissement Canada, non à la loi chinoise en matière d’investissement. Ils suivront nos règles et nos règlements, ce qui sera un élément essentiel le cas échéant.

Je vous remercie, monsieur le Président, de m’avoir donné l’occasion de répondre à ces questions.