Monsieur le Président, j’entends des témoignages des deux côtés, car il est juste de dire que les agriculteurs des Prairies sont répartis entre deux camps. J’entends surtout ceux qui craignent que les petits agriculteurs auront plus de difficulté à s’en sortir en l’absence d’un guichet unique. Ce sont eux qui souhaitent la tenue d’un plébiscite.
Je crains que des agriculteurs fassent faillite et que les entreprises situées dans les petites municipalités soient désavantagées. Je me demande si le député pourrait nous renvoyer à des études qui portent sur les conséquences économiques négatives de ce projet de loi.
M. Brian Storseth: Monsieur le Président, les petits producteurs agricoles de l’Ouest du Canada commercialisent déjà eux-mêmes leurs produits, notamment le canola, et ils consacrent une superficie de plus en plus grande à la culture de ce genre de produits. Ils doivent les commercialiser eux-mêmes. Il n’y aura donc pas de changements sur ce plan. Ils pourront également continuer d’avoir recours aux services d’une agence de mise en commun, s’ils le veulent. En fait, ce sera un avantage parce que l’agence de mise en commun utilisera l’argent des agriculteurs comme il se doit. J’ai bon espoir qu’on réduira ainsi la bureaucratie et l’argent soutiré aux agriculteurs.
J’ai parlé aujourd’hui surtout des jeunes agriculteurs, et j’en compte plusieurs parmi mes amis dans l’Ouest du Canada. Ils ont bien hâte à l’adoption de cette mesure parce qu’ils commercialisent déjà eux-mêmes leurs produits. Selon le document de juin 2008 auquel j’ai fait référence, un montant de 450 à 628 millions de dollars par année — et c’était il y a quelques années — dans les poches des agriculteurs représente une hausse considérable, et c’est une injection directe de fonds dans leurs exploitations.