Elizabeth May : Monsieur le Président, je remercie mon collègue, le député de Scarborough—Guildwood, pour sa présentation de la proposition sur le parc de la Rouge.
J’ai appris à bien connaître le dossier de la Rouge quand je travaillais au bureau de l’honorable Tom McMillan à l’époque où il était ministre de l’Environnement. J’ai également travaillé sur ce dossier avec la merveilleuse Pauline Browes, qui était ministre des Parcs sous le gouvernement Mulroney et qui joue encore un rôle important à l’égard du projet de la Rouge.
Je veux que la rivière Rouge ait son propre parc national, mais je veux que ce soit bien fait. J’ai donc travaillé avec un groupe appelé les Amis du bassin de la rivière Rouge pendant très longtemps et je partage leurs inquiétudes: le plan de gestion actuel et les plans à venir parc n’offrent pas une protection adéquate.
J’aimerais poser une question à mon collègue, le député de Scarborough—Guildwood. Il s’agit en effet d’un parc dans une zone urbaine, ce qui le rend unique, mais faut-il vraiment compromettre les principes de base d’intégrité écologique appliqués aux parcs nationaux pour créer un parc urbain? Ne devrait-on pas tout faire pour créer une zone écologique aussi bien protégée que possible? Ce serait une réussite pour l’humanité.
L’hon. John McKay : Monsieur le Président, je veux moi aussi saluer le travail de Pauline Browes. Cela intéressera peut-être les députés d’apprendre que, à un certain moment, Mme Browes s’est présentée contre moi. Je la connais donc assez bien, mais je siège encore à la Chambre, contrairement à elle. Je crois que le député de Whitchurch-Stouffville a eu la même expérience, mais il est encore là.
Je tiens aussi à saluer le travail de Derek Lee, qui a été député de Scarborough—Rouge River pendant de nombreuses années. Je crois que cette mesure législative aurait été impossible sans ces deux personnes.
La députée a posé une question très intéressante. Elle a demandé combien de compromis nous devrions faire.
Il y aura des compromis à faire. Nous ne parlons pas d’espaces sauvages encore vierges. Nous ne parlons pas de Nahanni, dont il sera question dans le prochain projet de loi sur les parcs. Il s’agit plutôt d’un bassin hydrographique dans un état de détérioration avancé, qui se trouve dans une région de l’Est du Grand Toronto qui est très polluée. Nous pouvons nous attendre à de nombreuses complications, surtout en ce qui a trait aux détenteurs de baux et à la façon d’assurer leur participation à la gestion de la ferme, tout en respectant les plus hautes normes environnementales possible, en fonction des circonstances.
Cela n’aurait déjà pas été facile dans le meilleur des cas, mais ce sera encore plus difficile à la lumière des circonstances actuelles.