Elizabeth May : Monsieur le Président, le député de Wellington—Halton Hills doit savoir qu’il n’y aucun autre député que je respecte plus que lui, à l’exception du député de Cape Breton—Canso qui lève la main, et c’est avec un pincement au coeur que je dois dire que je ne suis pas d’accord avec lui. Je répugne à contredire le député de Wellington—Halton Hills, je le regrette vraiment, mais je ne suis pas d’accord avec lui.
Le projet de loi C-40 dont nous sommes saisis ne porte pas autant atteinte à la qualité des parcs nationaux que l’avait fait la loi instaurant la Réserve de parc national de l’Île-de-Sable, laquelle a malheureusement été adoptée à l’unanimité en juin 2013, mais il y a place à amélioration. Mon ami de Wellington—Halton Hills a parlé de la Société pour la nature et les parcs du Canada, mais, sur son site Web, ont peut lire: « La vallée de la Rouge: bien faire les choses pour le premier parc urbain national. » On y incite les sympathisants à faire ce qu’il faut pour que la mesure législative mette l’accent sur la conservation; la société n’est pas satisfaite de la version actuelle du projet de loi de C-40.
Je tiens en outre à souligner qu’il est faux de prétendre que nous n’éteignons pas les feux dans les parcs nationaux. On lutte énergiquement contre les feux dans la réserve de parc national des Îles-Gulf, qui se trouve dans ma circonscription. Les seuls feux de forêt que nous n’éteignons pas sont ceux qui se déclenchent dans les parcs nationaux où l’écosystème tire avantage des feux, comme dans la forêt boréale, mais ce n’est pas le cas dans les îles Gulf et dans la vallée de la Rouge.
L’hon. Michael Chong : Monsieur le Président, je reconnais que la députée a raison en ce qui concerne les feux de forêt, mais il convient de souligner qu’il s’agit ici du débat à l’étape de la deuxième lecture. Devrions-nous renvoyer le projet de loi au comité pour qu’il l’étudie en profondeur et y apporte, peut-être, des amendements? Voilà la question. Et j’exhorte donc tous les députés à appuyer le projet de loi lorsqu’il sera mis aux voix pour la première fois à l’étape de la deuxième lecture.
La députée d’en face et moi avons longuement débattu de cette question. Elle a travaillé avec Tom McMillan dans les années 1980 lorsque le gouvernement du premier ministre Brian Mulroney était au pouvoir, et elle a collaboré avec Pauline Browes sur ce dossier, je la remercie donc de son intérêt pour la présente question, et je l’incite à appuyer le projet de loi à l’étape de la deuxième lecture afin qu’on puisse se pencher sur ses inquiétudes.