Elizabeth May : Monsieur le Président, j’ai aussi sollicité l’avis de groupes environnementaux qui travaillent à la conservation et à la création de parcs. Les dispositions qui continueraient de permettre des activités d’exploration pétrolières dans un parc national soulèvent de nombreuses préoccupations à l’échelle du pays. Soulignons entre autres qu’un organisme comme l’Office Canada-Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers ne devrait pas exercer de surveillance réglementaire dans un parc national, étant donné que son mandat législatif prévoit l’expansion des activités pétrolières et gazières.
Le député pourrait-il indiquer quels changements pourraient être apportés lors de l’étude en comité afin de préserver l’intégrité des parcs nationaux au Canada?
Massimo Pacetti : Monsieur le Président, à l’évidence, la députée s’y connaît en matière d’environnement. Comme elle est chef du Parti vert, j’aurais bien du mal à contester certaines de ses affirmations.
Comme je l’ai indiqué dans mon discours, la porte-parole libérale en matière d’environnement aimerait se pencher sur certains aspects de la question à l’étape de l’étude en comité. Je sais que le Sénat a déjà étudié le projet de loi. Voilà pourquoi nous avons deux Chambres, pour que l’une puisse examiner le travail de l’autre. J’espère que le projet de loi sera étudié en profondeur et qu’on n’en fera pas un simple survol pour l’adopter rapidement, sans consultation.
L’une des choses dont nous pouvons nous réjouir, car c’est important, c’est que cinq sociétés pétrolières auxquelles on avait accordé des permis d’exploration ont volontairement accepté de renoncer à ces droits. Par conséquent, j’ai bon espoir que l’office des hydrocarbures extracôtiers n’accordera pas de permis d’exploration visant l’Île de Sable.