Elizabeth May : Monsieur le Président, j’ai horreur de décevoir la secrétaire parlementaire du ministre de l’Environnement, mais je ne pourrais pas approuver le projet de loi en l’état. Il passe outre aux principes fondamentaux de l’intégrité du réseau des parcs nationaux.
Quand nous avons créé le parc national du Canada des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, en 1936, les permis forestiers ont été supprimés. Lorsque nous avons créée le parc national Gwaii Haanas, en 1987, les permis forestiers ont été supprimés.
L’idée qu’il serait encore permis à l’Office Canada-Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers d’approuver les activités pétrolières à l’intérieur et aux alentours d’un parc national a de quoi inquiéter.
Gerald Keddy : Monsieur le Président, malgré tout le respect que je lui dois, la députée se trompe. Ce n’est pas à l’intérieur et aux alentours; c’est aux alentours. C’était mon premier point.
Il existe déjà plusieurs têtes de puits sur l’île de Sable. Elles sont surveillées régulièrement pour vérifier que les bouchons de ciment installés dans ces puits sont en bon état et qu’aucune fuite de gaz ou de pétrole ne pollue l’île.
J’ai travaillé dans l’industrie pétrolière au large de l’île de Sable et je peux confirmer que quelques têtes de puits se trouvaient à moins d’un mille marin de l’île et nous les avons retirées lorsque nous étions là-bas. Même si la plate-forme de forage sur laquelle je me trouvais n’avait pas foré ces puits, nous sommes allés sous l’eau, nous les avons scellés, nous les avons condamnés afin de préserver l’intégrité de la zone autour de l’île de Sable.