Loi sur la représentation équitable

Elizabeth May: Monsieur le Président, j’ai une question à poser au député d’Elgin—Middlesex—London.

Premièrement, pour le plaisir de faire un peu d’histoire, je vous signale que l’expression anglaise « gerrymandering », qui veut dire faire du charcutage électoral, remonte aussi loin que l’époque de la guerre de 1812. Dans ce temps-là, le gouverneur du Massachusetts, Elbridge Gerry, était parvenu à découper une circonscription au point où elle ressemblait quasiment à une salamandre.

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Lorsqu’on ajoute des députés, on augmente les coûts. Je pense que les Canadiens s’inquiètent davantage des coûts que de savoir si nous avons nos pupitres à nous.

Serait-il possible d’adopter une formule selon laquelle les députés actuels accepteraient une réduction de leurs salaires parallèlement à l’ajout de nouveaux sièges de député?

M. Joe Preston: Monsieur le Président, je laisserai savoir au Bureau de régie interne que la députée n’a pas besoin de son salaire.

Le reste d’entre nous est venu ici pour travailler; en leur qualité d’élus, les 308 députés sont égaux. Certains députés d’Ontario représentent 170 000 électeurs, d’autres en représentent moins. Si inégalité il y a, c’est par là qu’il faudrait commencer.