Loi sur les élections au sein des premières nations (Le projet de loi S-6)

Elizabeth May : Monsieur le Président, je remercie le député de Lethbridge et lui souhaite bon retour à la Chambre. Les gens qui nous regardent seront peut-être heureux d’apprendre qu’il se remet très bien d’un accident de ski nautique. En référence au commentaire de mon collègue, qui a affirmé que nous pouvions tous nous lever à la Chambre, je dirai que le député de Lethbridge pourra le faire très bientôt.

Ce qui me préoccupe, c’est que bien des projets de loi à la Chambre proviennent de l’autre endroit. On les altère graduellement et ils érodent peu à peu ce qui devrait être un exercice de transformation visant une nouvelle relation et un changement par rapport à l’anachronique Loi sur les Indiens, qui traîne un lourd passé. Je ne m’étendrai pas indûment là-dessus, je n’en aurai pas le temps dans cette brève question.

Ce qui me préoccupe, et je me demande si le député de Lethbridge est d’accord avec moi, c’est qu’il serait nettement préférable de mener une consultation en bonne et due forme, de nation à nation, entre le Canada et les Premières Nations, dans un processus qui ferait des Premières Nations des partenaires à part entière dans une démarche globale, et non une démarche fragmentaire — qui, je regrette d’avoir à le dire, est tout simplement irrespectueuse — pour la révision de cette loi qui touche directement la vie des Premières Nations.

Jim Hillyer : Monsieur le Président, j’adopterais volontiers une approche holistique dans le cadre de laquelle toutes les Premières Nations du Canada s’engageraient à trouver, en collaboration avec le Canada, une seule solution globale. Peut-être y arriverons-nous un jour. Ce sera peut-être lors du retour du Messie. En attendant ce grand jour, il faut faire quelque chose pour permettre à chaque Première Nation de déterminer sa propre voie.