Les investissements étrangers

Elizabeth May : Monsieur le Président, comme l’accord d’investissement entre le Canada et la Chine pourrait légalement être ratifié dès demain, j’aimerais implorer une fois de plus le premier ministre de reconsidérer sa position.

Il devrait tenir compte de l’expérience australienne. Le volume des échanges commerciaux entre l’Australie et la Chine est bien supérieur au volume des échanges entre nous et la Chine. En fait, il est six fois supérieur. Les investissements chinois en Australie s’élèvent à 60 milliards de dollars et les investissements australiens en Chine s’élèvent à 7 milliards de dollars.

Pourquoi est-ce que j’en parle? Parce que l’Australie a fait une analyse indépendante risques-avantages de ce genre d’accord d’investissement et elle a conclu que les risques l’emportaient sur les avantages pour sa souveraineté et son économie.

Je demande au premier ministre de ne pas ratifié cet accord.

Le très hon. Stephen Harper : Monsieur le Président, je le répète, cela fait maintenant une vingtaine d’années que le Canada tente d’assurer la protection des investissements canadiens créateurs d’emplois sur le marché chinois. Les créateurs d’emplois du Canada nous le demandent depuis longtemps. Nous sommes heureux d’avoir pu prendre cette initiative. Je remarque d’ailleurs que tous ceux qui créent des emplois pour les Canadiens accueillent favorablement cet accord. Évidemment, le gouvernement ira de l’avant pour veiller à ce que les Canadiens puissent accéder à ce marché important et créer des emplois partout au pays.