Forcer l’employeur à faire la bonne chose plutôt que de punir les travailleurs

Elizabeth May (Saanich—Gulf Islands)
2021-04-28 21:28 [p.6341]
Madame la Présidente, la ministre sait que je la respecte beaucoup, mais je ne peux pas du tout être d’accord.

Combien de temps les travailleurs du Service de protection parlementaire, les chauffeurs de navette et les employés de la Chambre des communes sont-ils restés sans contrat? Les négociations ont duré longtemps. Les travailleurs du Service de protection parlementaire, les personnes qui nous ont protégés lors de l’attaque à la Chambre des communes, sont restés quatre ans sans contrat. Ils ont protesté en violant les exigences relatives à leur uniforme, et nous nous souvenons tous de les avoir vus porter des insignes.

Parfois c’est très long, parfois c’est difficile, mais l’employeur a provoqué la situation en changeant des parties fondamentales de la convention collective. N’y a-t-il pas un moyen de forcer l’employeur à faire la bonne chose, plutôt que de punir les travailleurs?

Hon. Filomena Tassi (Hamilton West—Ancaster—Dundas)
2021-04-28 21:29 [p.6341]
Madame la Présidente, j’ai beaucoup de respect et d’admiration pour la députée.

Nous ne prenons pas parti dans ce dossier. Nous ne donnons pas notre appui à l’une ou l’autre des parties. Nous les encourageons à trouver un terrain d’entente.

Ce qui rend cette situation différente, ce sont les conséquences économiques ainsi que les effets sur la santé et la sécurité des Canadiens. Nous savons qu’un arrêt de travail complet aura des répercussions dont nous ne pouvons pas être tenus responsables, ce qui fait que nous devons agir. C’est sans compter la dernière année de lutte contre une pandémie qui a déjà affaibli les chaînes d’approvisionnement.

Nous ne pouvons pas arrêter la circulation des biens. Nous devons agir pour assurer la sécurité des Canadiens.