Malala Yousufzai

Elizabeth May: Monsieur le Président, je remercie les députés des deux côtés de la Chambre de m’avoir donné l’occasion de parler, comme chef du Parti vert, de la situation tragique que constitue la fusillade dont a été victime Malala Yousafzai.

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Nous déplorons tous profondément qu’elle ait été prise pour cible. Je veux faire miens les propos du ministre des Affaires étrangères, du député d’Ottawa-Sud, de mon estimé collègue de Mont-Royal et de la députée du Bloc.

Nous nous exprimons ici dans un esprit non partisan, comme Canadiens dont les valeurs embrassent le droit absolu des jeunes femmes d’être traitées comme les égales des hommes dans leur société. Le droit à l’éducation est tellement fondamental; il est normal que nous soyons tous bouleversés par ce qu’a subi Malala.

Il semblerait que, au Pakistan, le geste des talibans se soit retourné contre eux. Les gens de tous les horizons reconnaissent qu’il est répréhensible de prendre pour cible une fille de 14 ans qui ne désire rien de plus qu’écrire, lire, s’instruire et être membre à part entière de sa société.

Comme presque tout a été dit, je me demande si les députés des deux côtés consentiraient à ce que nos pensées aillent à Malala, non pas le symbole, mais la fille de 14 ans qui repose dans un lit d’hôpital. Je me demande si nous ne pourrions pas nous recueillir un instant et, si nous le souhaitons, prier ensemble pour le bien-être et la santé de Malala.