Motion de l’opposition — La disparition de femmes autochtones

Elizabeth May : Monsieur le Président, je tiens à dire à la députée de Churchill à quel point sa fougue pour cette question est évidente et bouleversante. Tout comme moi, elle a rencontré les familles de femmes autochtones disparues ou assassinées. Mon parti est entièrement d’accord avec le sien en ce qui concerne la tenue d’une enquête nationale complète répondant aux demandes des Soeurs par l’esprit et des autres organismes qui sont sur la Colline du Parlement aujourd’hui.

Par conséquent, j’appuie aussi la motion. Certes, un comité parlementaire en mesure de se déplacer pour faire enquête serait utile, mais ce n’est pas suffisant pour régler les problèmes du passé et établir comment nous irons de l’avant tous ensemble.

Comment pourrons-nous passer d’une étude en comité parlementaire à une enquête nationale disposant des ressources nécessaires pour véritablement résoudre cette crise?

Niki Ashton : Monsieur le Président, je remercie la députée de son appui.

C’est question de leadership. C’est une mise à l’épreuve du leadership du premier ministre et du gouvernement, et de leur volonté, dans le cadre des excuses présentées aux survivants des pensionnats indiens, d’ouvrir une ère nouvelle et un nouveau chapitre.

Malheureusement, les femmes autochtones au Canada ne meurent pas moins qu’avant les excuses. Les organismes qui les ont appuyées pour prévenir ces décès sont maintenant, en quelque sorte, disparus.

Voici donc ma question: quand le gouvernement réalisera-t-il qu’assez c’est assez, qu’il est temps d’agir et que faire preuve de leadership, c’est lancer une enquête nationale sur les femmes autochtones canadiennes assassinées ou disparues?