Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement: a) ne devrait pas prendre de décision concernant le projet d’acquisition de Nexen par CNOOC sans d’abord procéder à des consultations publiques approfondies; b) devrait immédiatement organiser des audiences publiques transparentes et accessibles au sujet de la propriété étrangère dans le secteur canadien de l’énergie, en se concentrant particulièrement sur le rôle des sociétés d’État étrangères; c) devrait respecter la promesse qu’il a faite en 2010 de clarifier, dans la législation, le concept de « l’avantage net » contenu dans la Loi sur Investissement Canada.
Elizabeth May : Monsieur le Président, je remercie ma collègue de LaSalle—Émard de son très important discours. Elle a parlé d’une question clé en matière de sécurité nationale, soit la prise de contrôle de Nexen par la CNOOC.
Je trouve particulièrement inquiétant que le gouvernement dirigé par l’actuel premier ministre ait choisi de rejeter l’avis d’experts qui recommandaient de définir le terme « sécurité nationale » et d’inclure des critères objectifs à la Loi sur Investissement Canada. Cette recommandation a été formulée lors de la création d’un groupe d’experts indépendants, alors que Minmetals avait été à deux cheveux d’acheter un géant de l’industrie minière canadienne.
Le groupe a conseillé d’établir des critères objectifs et de définir objectivement la sécurité nationale. Les conservateurs ont choisi de rester sourds à ces conseils et ont soutenu, dans les notes associées à la Loi sur Investissement Canada publiées dans la Gazette du Canada en 2009, que ce terme désigne un concept fluide qu’il est impossible de définir.
Nous savons maintenant que le SCRS s’inquiète des effets possibles de cette vente sur la sécurité nationale. Pourquoi ne tient-on pas des audiences à la grandeur du pays à propos des répercussions sur la sécurité nationale?
Hélène LeBlanc : Monsieur le Président, je remercie ma collègue de Saanich—Gulf Islands de sa remarque très juste.
Cela soulève la nécessité de tenir des audiences publiques pour définir de façon claire et précise l’avantage net pour le Canada et pour aborder les questions de sécurité nationale, surtout en ce qui concerne des ressources stratégiques pour le Canada. En fait, elle confirme l’importance de la tenue de telles audiences.