(Contexte : 5 juin 2012 – Travaux des subsides – Motion de l’opposition — L’expertise canadienne en sciences naturelles et en sciences socials)
Que, de l’avis de la Chambre, l’expertise canadienne en sciences naturelles et en sciences sociales possède une très grande valeur et que, par conséquent, la Chambre exhorte le gouvernement à mettre un terme au musellement des scientifiques; à annuler les compressions aux programmes de recherche d’Environnement Canada, de Pêches et Océans Canada, de Bibliothèque et Archives Canada, du Conseil national de recherches Canada, de Statistique Canada et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada; et à annuler la fermeture du Conseil national du bien-être social et de l’Institut de la statistique des premières nations.
Bruce Hyer : Madame la Présidente, de nombreux Canadiens ne distinguent pas la science de la technologie. Or, les différences sont marquées. Je suis sûr que notre gouvernement et le ministre savent ce qu’est la technologie et qu’ils soutiennent ce secteur, mais je me demande s’ils comprennent bien les sciences et s’ils les soutiennent.
Je voudrais poser une question générale au ministre. Croit-il à la science et aux implications de la recherche scientifique? Je voudrais lui poser une question plus spécifique pour préciser ma pensée. Il existe des tas de théories scientifiques selon lesquelles la vie aurait été créée sur cette planète il y a trois à quatre milliards d’années et d’autres théories abondent également. Le ministre croit-il que la vie a été créée sur cette planète au fur et à mesure de l’évolution il y a trois à quatre milliards d’années ou souscrit-il à une autre théorie?
L’hon. Gary Goodyear : Madame la Présidente, ce que je recommanderai au député, c’est de ne pas serrer la serviette qu’il se met autour du cou la nuit pendant plus de 20 secondes car cela cause une anoxie cérébrale qui abîme le cerveau d’une manière durable.
Ce que je peux dire, c’est qu’il est évident que nous soutenons toutes les formes de recherche, de la recherche fondamentale à la recherche appliquée. En fait, nous mettons au point des accélérateurs de particules qui peuvent créer la prochaine génération d’isotopes médicaux. Nous travaillons au projet du CERN, qui est le grand collisionneur hadronique, où nous essayons de provoquer des collisions de protons. Au Canada, nous investissons dans la recherche fondamentale pour construire le pipeline de l’avenir et ainsi créer des emplois dès maintenant.
La question qui se pose est la suivante: le député appuiera-t-il le budget ou le rejettera-t-il comme d’habitude?
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Elizabeth May : Monsieur le Président, j’attire votre attention sur des propos non parlementaires qui ont été tenus hier. Ils n’étaient peut-être pas aussi colorés que ceux du député de St. John’s-Sud—Mount Pearl, mais je les ai trouvés fort troublants.
Ces propos ont été tenus pendant un échange entre le député de Thunder Bay—Superior-Nord et le ministre d’État aux Sciences et à la Technologie, lors du débat sur la motion de l’opposition présentée par le NPD.
Monsieur le Président, vous voudrez peut-être consulter le hansard. Selon celui-ci, le ministre d’État aux Sciences et à la Technologie a dit ceci:
Madame la Présidente, ce que je recommanderai au député, c’est de ne pas serrer la serviette qu’il se met autour du cou la nuit pendant plus de 20 secondes, car cela cause une anoxie cérébrale qui abîme le cerveau d’une manière durable.
J’ai trouvé le commentaire concernant la serviette étrange. Je n’ai pas compris sa signification. J’ai commis l’erreur de demander à quelqu’un ce que cela signifiait. La réponse m’a encore plus perturbée, car il semble que cette expression fait référence à des pratiques sexuelles déviantes.
Je crois que c’est absolument scandaleux. J’estime inadmissible que le ministre d’État aux Sciences et à la Technologie, un membre du Cabinet, tienne de pareils propos.
L’hon. Gary Goodyear : Monsieur le Président, je ne voulais évidemment rien insinuer de tel. Je suis vraiment désolé que la députée ait pu penser que c’est ce que je voulais dire.
Je voulais dire que la question portait à croire que le député souffrait de dommages au cerveau et qu’il devrait être prudent.
Toutefois, je me rétracte. Bien sincèrement, ce n’est pas ce que je voulais dire.
Le Président : Je sais gré au député de s’être lui aussi rétracté.