Loi visant à protéger le système d’immigration du Canada (loi C-31)

Elizabeth May : Monsieur le Président, j’aimerais mentionner à la Chambre que j’ai déjà travaillé comme avocate spécialisée en droit des réfugiés. J’ai déjà aidé quelques déserteurs de navire à Halifax, à l’époque où l’URSS existait encore et où des citoyens des divers pays de l’URSS venaient se réfugier au Canada. J’ai vécu une expérience très touchante. Un client que j’avais aidé à l’époque, Nickola Marcinko, m’a téléphoné récemment à l’improviste. Il vit maintenant à Oakville et va très bien. Il a des enfants, il est propriétaire d’une entreprise. Heureusement, il a pu travailler dès son arrivée au Canada et s’intégrer à notre collectivité pendant qu’il attendait que sa demande d’asile politique soit acceptée. Il a pu contribuer tout de suite à la société.

Le gouvernement pourrait-il nous dire combien cela coûtera, environ, si les demandeurs d’asile politique ne peuvent plus travailler dans nos collectivités et gagner leur vie et s’ils sont placés dans un centre de détention pendant une période pouvant aller jusqu’à un an, si leur arrivée ici est considérée comme une arrivée irrégulière?

Tilly O’Neill Gordon : Monsieur le Président, je sais que le projet de loi C-31 aiderait le gouvernement à éliminer les demandes provenant de personnes qui cherchent à abuser de notre générosité. Il nous aiderait à accueillir les immigrants plus rapidement. Nous serons heureux de les accueillir et de les voir travailler au Canada.