La pauvreté des aînés

Elizabeth May : Monsieur le Président, le discours du député de Sudbury m’a profondément touchée.

Le député a parlé des produits pharmaceutiques et de leurs prix. L’opposition officielle a-t-elle examiné l’efficacité de l’enregistrement des médicaments d’ordonnance? J’ai appris récemment, par l’entremise d’une initiative en matière de thérapeutique menée en Colombie-Britannique, que 150 000 Nord-Américains meurent chaque année après avoir pris des médicaments d’ordonnance tel que prescrit, que nous n’utilisons pas une approche suffisamment fondée sur des données probantes et que nous devrions nous inquiéter du fait que nos aînés sont surmédicamentés.

J’aimerais connaître le point de vue du député à ce sujet.

Glenn Thibeault : Monsieur le Président, pour ce que des détails, il vaudrait mieux adresser la question au porte-parole en matière de santé de notre parti.

Cependant, en ce qui a trait à la surmédication des aînés et à certains des problèmes auxquels ils font face, je crois qu’un de nos collègues du Parti conservateur a écrit un livre sur le sujet. J’ai également eu l’occasion de travailler auprès de personnes âgées souffrant de handicaps liés au développement. Nous avons été témoins de nombreux cas de surmédication, ce qui mène à l’hospitalisation.

J’ai parlé tout à l’heure de ces coûts et de leurs répercussions sur notre système de soins de santé. Si nous avions un programme national d’assurance-médicaments, nous pourrions économiser cet argent et nous assurer ainsi que les aînés aient plus d’argent dans leurs poches, car telle est l’objet de la motion dont nous débattons aujourd’hui.