Elizabeth May : Monsieur le président, je reprends là où mon collègue de Mont-Royal a arrêté et je demande à mon collègue de Kitchener—Conestoga si la politique du gouvernement a changé. Il est clair que le principe de la responsabilité de protéger a été explicitement invoqué par le gouvernement conservateur actuel quand le Canada a appuyé les mesures initiales en Lybie. Plus précisément, la responsabilité de protéger a été invoquée par le ministre des Affaires étrangères jusqu’à ce qu’il semble qu’on ait changé de mission et décidé qu’il fallait se débarrasser de Kadhafi sans se préoccuper avant tout de protéger les civils de la région.
À ma connaissance, le gouvernement actuel n’a cependant jamais manquer d’affirmer que la responsabilité de protéger est, comme mon collègue de Mont-Royal l’a indiqué, un important principe normatif international auquel nous souscrivons tous. Mon collègue pourrait-il nous fournir des précisions à cet égard?
Harold Albrecht : Monsieur le président, je crois que nous nous éloignons de notre propos. Nous sommes ici pour débattre de la situation en République centrafricaine. Des gens meurent, des enfants souffrent. Le gouvernement s’est joint à ces groupes pour tâcher d’apporter une aide humanitaire. Nous approuvons les sanctions prévues par les Nations Unies s’il est établi que des crimes atroces ont été commis. Il importe donc de nous concentrer sur la République centrafricaine, sur ses besoins immédiats et sur ce que nous pouvons faire pour y répondre.