La situation en République centrafricaine

Elizabeth May : Monsieur le président, le débat exploratoire de ce soir a clairement fait ressortir que la crise humanitaire en République centrafricaine constitue une source de préoccupation pour tous les partis ici présents. Et si tout un chacun a des solutions politiques qui vont plus ou moins loin à proposer, personne n’a la réponse à toutes les questions. Pour un côté comme pour l’autre, la situation là-bas est aussi complexe qu’elle est difficile et dangereuse, et plus spécialement pour les plus vulnérables, comme les enfants.

La violence sectaire en République centrafricaine a obligé des dizaines de milliers, voire des millions de personnes, à fuir leur domicile. En fait, on estime qu’elle a fait jusqu’à maintenant plus de 1 million de déplacés. Nous ne pouvons nous ranger d’aucun côté, sinon celui de la paix et de la non-violence.

Vu la complexité du conflit qui fait rage en République centrafricaine et le fait qu’il semble s’envenimer un peu plus tous les jours, ma collègue conviendra-t-elle comme moi que, même si nous savons gré au gouvernement de consacrer de l’argent à la résolution de cette crise, nous pourrions être appelés à en faire davantage? Sent-elle comme moi, à la lumière du débat exploratoire de ce soir, que si jamais on le leur demandait, les députés de tous les partis accepteraient d’aller plus loin? Il faut voir ce qu’on peut faire de plus, et il faut le faire vite.

Cheryl Gallant : Monsieur le président, il a été établi que nous surveillons la situation de près. L’an dernier, nous avons débloqué des sommes considérables pour assurer la sécurité des personnes déplacées et des habitants à l’intérieur du pays et pour leur fournir des aliments. Nous avons récemment versé des fonds supplémentaires. Nous avons certes l’habitude de donner plus.

Puisque le débat tire à sa fin, j’aimerais remercier tous ceux ici présents qui nous écoutés toute la soirée de l’attention qu’ils portent à cette très grave situation.