La situation en République centrafricaine

Elizabeth May : Monsieur le président, je veux remercier mon collègue d’Ottawa—Vanier de son discours.

Je veux lui demander s’il est d’accord avec le fait qu’il est urgent pour le Canada de reprendre sa place dans la communauté des nations avec un rôle de leadership. Durant les dernières quelques années, peut-être six ou sept ans, nous avons perdu cette position, nous avons perdu le respect des autres. C’est vrai que le gouvernement, l’administration du premier ministre a donné des fonds, mais malgré tout, nous n’avons pas parlé de cette question avec l’urgence que cette crise exige de tout le monde. Le député est-il d’accord avec cela?

Mauril Bélanger : Monsieur le président, je ne suis pas en désaccord, dans le sens où il y a une urgence et que, à mon avis, on a une obligation morale d’agir. Là où je mettrais un petit bémol, ou une condition, c’est qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’un pays seulement, comme le Canada par exemple, soit la solution à tous les problèmes.

Il faut donc participer à des solutions collectives, et la responsabilité collective émane habituellement des organismes multilatéraux, comme par exemple les Nations Unies, l’Union africaine ou l’Union européenne. Nous, nous nous devons de participer à ces efforts et de les encourager également, sans nécessairement en assumer toute la responsabilité. En effet, je ne pense pas que ce serait équitable pour nos contribuables et nos concitoyens. Toutefois, il faut faire notre part parce que cela, tous les Canadiens s’y attendent.