Le sous-financement et le racisme ont rendu les Premières Nations vulnérables à la COVID-19, déclare la députée verte Jenica Atwin

17 avril 2020

FREDERICTON – Au début de la pandémie de COVID-19, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, le Dr Theresa Tam, a prévenu que les communautés autochtones seraient confrontées à des risques disproportionnés face au virus. L’accès restreint aux services de soins de santé en régions éloignées, les logements insalubres, la pauvreté ainsi que les conditions sanitaires sous-jacentes constituent des facteurs exacerbant.

La critique du caucus du Parti vert en matière de relations entre la Couronne et les Autochtones, Jenica Atwin (députée, Fredericton) note que le sous-financement chronique et le racisme institutionnel ont rendu les Premières Nations particulièrement vulnérables à la COVID-19.

« Les défis auxquels les communautés autochtones sont confrontées sont complexes et variés. Il n’existe pas de solution unique », a déclaré madame Atwin. « Il est clair que l’administration des programmes de secours et de l’aide gouvernementale doit être menée par les communautés autochtones. Cela doit inclure un financement adéquat et durable pour des prestataires de services clés tels que les centres d’amitié et des centres pour femmes autochtones. Les 15 millions de dollars annoncés par le gouvernement fédéral jusqu’à présent sont totalement inadéquats. Les communautés des Premières Nations doivent être financées, informées et habilitées à protéger leurs membres. »

La Coalition pour les droits humains des peuples autochtones a récemment déclaré que lorsque les communautés autochtones exigent la suspension de certaines activités sur leurs territoires qui limite l’accès aux travailleurs et travailleuses, aux touristes, aux propriétaires de chalets et autres, ces requêtes doivent être respectées. Cependant, les travaux sur des projets tels que Coastal GasLink (CGL), le barrage Site C, LNG Canada et le gazoduc Trans Mountain (TMX) se poursuivent, les employé.es étant transporté.es par avion, malgré les demandes des communautés locales de cesser ces activités. Les travailleurs et travailleuses, logé.es dans des campements près du site, représentent un risque sérieux pour la santé des populations autochtones avoisinantes.

Lorraine Rekmans, porte-parole du cabinet fantôme du Parti vert pour les affaires autochtones, a souligné la nature juridique des droits des Premières Nations au Canada : « Cela comprend l’engagement à donner un consentement libre, préalable et éclairé sur toute action ayant un impact sur les communautés autochtones », a déclaré Mme Rekmans. « La priorité du Canada doit être de travailler en partenariat avec les communautés pour protéger les citoyens et citoyennes autochtones de tout risque, y compris le risque de transmission communautaire par les travailleurs travailleuses qui s’avancent qui pénètrent dans les territoires autochtones. »

Jo-Ann Roberts, chef par intérim du Parti vert, a ajouté : « Non seulement nous devons respecter l’autorité des communautés autochtones sur leur territoire maintenant, mais nous devons également nous assurer qu’elles soient au cœur de la prise de décision et de l’élaboration des plans d’action lorsque le Canada se reconstruira et que l’économie mondiale recommencera à tourner dans les semaines et les mois à venir. Les Premières Nations ne doivent plus être traitées comme étant secondaires dans le processus décisionnel canadien. »

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