Loi sur la Charte des droits des victimes

Elizabeth May : Monsieur le Président, j’appuie moi aussi le projet de loi. Je suis à peu près du même avis que ma collègue. Je pense que nous devrions appuyer le projet de loi, lui faire franchir l’étape de la deuxième lecture et espérer que des amendements lui seront apportés.

J’ai remarqué que la députée a cité le premier ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels. Je félicite d’ailleurs le gouvernement actuel d’avoir créé ce poste.

Cela dit, celle qui occupe actuellement le poste d’ombudsman fédéral des victimes a publié une déclaration en ce qui concerne le projet de loi C-32. J’étais au courant des recommandations qui ont été formulées. Le bureau de l’ombudsman a formulé 30 recommandations au sujet des mesures qui devraient figurer dans un projet de loi visant à défendre les droits des victimes d’actes criminels. Parmi ces 30 recommandations, seulement quatre ont été pleinement intégrées au projet de loi.

À mon avis, l’une de ces recommandations était particulièrement intéressante, et j’espère que nous pourrons la présenter au comité afin qu’un amendement soit apporté. Je ne suis pas membre de ce comité, mais j’invite les députés à en prendre bonne note. Cette recommandation prévoit que pour profiter des droits que ce projet de loi accordera aux victimes, ces dernières devront s’inscrire auprès du bureau de libération conditionnelle ou du Service correctionnel en tant que victimes, pour être avisées notamment de la libération de la personne qui a commis un crime contre elles.

Nous pouvons certainement intégrer au projet de loi cette directive très claire qui s’adresse aux victimes afin qu’elles puissent faire valoir leurs droits. Cet aspect essentiel n’est pas abordé dans le projet de loi.