Elizabeth May : Monsieur le Président, « il est ici question de politique, et non de sécurité publique ». Voilà ce qu’avait à dire Steve Sullivan, le premier ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels, sur le projet de loi C-26.
Le projet de loi ne prévoit pas des mesures qui assureraient la protection des enfants, mais seulement des mesures dont l’inefficacité a été prouvée, comme l’imposition de peines maximales et minimales. Le gouvernement actuel n’a pas accordé de soutien financier au programme des cercles de soutien et de responsabilité, qui a fait ses preuves en entraînant une réduction de 70 % à 83 % du taux de récidive chez les gens qui sont les plus susceptibles de récidiver.
Si le ministre de la Justice se soucie vraiment de nos enfants, je le mets au défi de financer ce programme et d’arrêter de poursuivre des politiques inefficaces.
Peter MacKay : Monsieur le Président, la députée devrait savoir que le ministère de la Justice fait beaucoup plus que simplement présenter des mesures législatives qui alourdissent les peines. Nous avons de nombreux programmes en place qui sont conçus initialement pour éviter ce type d’infraction, ainsi que pour travailler avec les délinquants et les victimes.
Nous présentons la première Charte canadienne des droits des victimes, qui est une mesure législative historique. Nous avons un très vaste programme de justice pour les Autochtones, qui permet de prévenir les crimes contre les femmes et les filles autochtones qui se produisent beaucoup trop souvent sur les réserves.
Cela exige une approche globale, et c’est exactement ce que privilégie le gouvernement. Au lieu de se contenter de faire de beaux discours sur ces infractions, le gouvernement les prend au sérieux et traite les victimes de manière respectueuse.