Loi no 1 sur le Plan d’action économique de 2013 (Projet de loi C-60)

Elizabeth May : Monsieur le Président, j’aurais préféré que la question n’ait pas à être brève parce qu’il s’agit d’un sujet important. Le député de Burnaby—New Westminster a-t-il une idée de la raison pour laquelle un gouvernement qui prétend vouloir examiner les investissements étrangers faits au Canada dans une optique de sécurité nationale a refusé, d’abord en 2009 en rejetant les modifications proposées à la Loi sur Investissement Canada puis maintenant dans le projet de loi C-60, d’établir une définition claire de la sécurité nationale, comme on en trouverait dans les dossiers de sécurité nationale dont s’occupe le SCRS?

Peter Julian : Monsieur le Président, la question de la députée est cruciale. Il y a quelques mois à peine, 70 % des Canadiens ont dit que, selon eux, le gouvernement ne devait pas approuver sans poser de questions la prise de contrôle de Nexen, une société de Calgary, par la CNOOC. Je me suis rendu plusieurs fois à Calgary, et ce sont les Albertains qui s’opposaient le plus vivement à cette transaction, que le gouvernement conservateur a approuvée sans poser de questions. Il a dit qu’il allait vendre Nexen à la CNOOC et qu’il vendrait n’importe quelle autre société.

Puis, ce qui vient aggraver l’erreur du gouvernement, le présent document budgétaire viendrait réduire encore le nombre des prises de contrôle examinées par le gouvernement fédéral. Les conservateurs ont approuvé la transaction sans poser de questions. Ils sont irresponsables et ils tentent maintenant de camoufler leur méfait en modifiant la façon dont les questions liées à Investissement Canada sont examinées. C’est un manque de respect à l’égard des Canadiens que de dire que ceux-ci n’ont pas besoin d’avoir un moyen d’évaluer si une prise de contrôle est dans l’intérêt du Canada.