Elizabeth May : Monsieur le Président, je viens de lire, sur le site Web d’Al Djazira, une nouvelle affichée il y a environ une heure indiquant que toutes les connexions Internet entre la Syrie et le reste du monde semblent avoir été coupées. Il est trop tôt pour savoir qui l’a fait et s’il s’agit d’une interruption temporaire, mais c’est certainement fort préoccupant, parce que les yeux et les oreilles du monde — Google le rapporte aussi aujourd’hui — avaient eu une idée de la crise humanitaire et des pertes de vie que connaît la Syrie essentiellement grâce à des citoyens journalistes qui pouvaient utiliser Internet.
Je n’ai pas vraiment de question, mais comme il ne reste plus grand temps à ce débat, je répète ce que nous savons tous: cette situation est tragique et désespérée, il s’agit d’une crise humanitaire qui s’aggrave de minute en minute, et les signes d’une solution paisible sont très peu nombreux. Les engagements pris plus tôt aujourd’hui par M. Poutine et le secrétaire d’État américain John Kerry nous ont cependant donné un peu d’espoir.
Je demande instamment à tous mes collègues — bien que je ne pense pas que ce soit nécessaire puisque nous sommes du même avis — de ne pas oublier cette crise et de trouver des façons, pour notre nation unie, d’aider les personnes prisonnières de ce conflit, et surtout les femmes et les enfants. Tous les Syriens en Syrie et dans les camps de réfugiés ont besoin de notre aide. J’abonde dans le même sens que le député de Scarborough—Agincourt lorsqu’il dit que la communauté syrienne ici au Canada devrait participer aux efforts visant à aider les personnes qui souffrent en ce moment.