La qualité de l’eau potable dans les collectivités des Premières nations (D)

Propose: Que la Chambre demande au gouvernement du Canada de répondre de façon prioritaire aux besoins des collectivités des Premières nations dont les membres n’ont pas accès à de l’eau courante propre dans leurs maisons; que les mesures visant à corriger cette inégalité soient prises au plus tard au printemps 2012; que la Chambre reconnaisse en outre que le fait de ne pas répondre à ce besoin essentiel constitue un outrage constant à notre sens de la justice et de l’équité en tant que Canadiens.

M. Alain Giguère: Monsieur le Président, la députée précédente a parlé de respect fondamental. Je vais émettre une petite réserve, une petite remarque qui s’adresse à nous tous. Il y a près de 150 ans, deux peuples fondateurs ont décidé de fonder ce pays. Un troisième peuple a été délibérément écarté de cette discussion, de la création de ce pays. Ce fait colonial perdure. Nous, les représentants politiques des deux peuples fondateurs, allons décider quelle est la nature du droit à l’eau et quelle sera nature de la qualité de cette eau à laquelle aura droit ce troisième peuple.

Ces discussions vont perdurer ad vitam aeternam et aussi longtemps que nous n’accepterons pas le fait fondamental que la Loi sur les Indiens est une loi coloniale et dépassée. Aussi longtemps que nous ne reconnaîtrons pas les Premières nations comme l’un des peuples fondateurs, on devra reprendre ces discussions ad vitam aeternam. Dans deux ou trois ans, on parlera de logement et de droit à l’éducation. Il est là, le problème. C’est un droit de discussion fondamental et de respect élémentaire.

Mme Elizabeth May: Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son intervention. En général, nous sommes d’accord, mais la question du rôle du projet de loi pour les Autochtones, la Loi sur les Indiens, concerne d’abord les peuples autochtones. Le grand chef Atleo a dit que ce projet de loi comporte de grands problèmes. Il veut que des changements y soient apportés, mais le droit à de l’eau potable et sécuritaire devra faire l’objet d’un dialogue plus grand que celui d’aujourd’hui.