Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement, et en particulier le ministre des Finances, le ministre des Affaires étrangères et le président du Conseil du Trésor, n’a pas retenu les dures leçons de Walkerton, qui ont prouvé que la réduction des budgets accordés aux services gouvernementaux essentiels protégeant la santé et la sécurité des Canadiens était dangereuse et pouvait leur coûter la vie; de plus, que la Chambre condamne le gouvernement pour avoir présenté un budget qui répètera les erreurs du passé et mettra les Canadiens en danger en réduisant les services d’inspection des aliments, de recherche et de sauvetage et de protection environnementale, et exhorte le gouvernement à revenir sur ces positions.
Elizabeth May : Monsieur le Président, les interventions du secrétaire parlementaire à la Chambre sont toujours calmes et pondérées. J’espère qu’il pourra m’aider à comprendre un aspect du budget.
Sous le paragraphe « Accroître la salubrité des aliments », à la page 191 du budget, on prévoit 51,2 millions de dollars au cours des deux prochaines années pour poursuivre l’application des recommandations du rapport Weatherill. L’Agence canadienne d’inspection des aliments, l’Agence de la santé publique du Canada et Santé Canada se partageront ces 51,2 millions de dollars. Par conséquent, si je comprends bien, ces trois organismes obtiendront 51 millions de dollars sur deux ans.
À la page 296 du même budget, on voit que l’Agence canadienne d’inspection des aliments subira des compressions de 56 millions de dollars. Au total, nous ne savons pas ce que cela représentera pour celle-ci. Recevra-t-elle un tiers de l’argent? Quel genre de financement s’applique au rapport Weatherill? Quelles répercussions auront les compressions de 56 millions de dollars qui toucheront uniquement l’Agence canadienne d’inspection des aliments sur l’inspection des aliments?
Colin Carrie : Monsieur le Président, je peux réaffirmer à la députée que nous avons pris les recommandations du rapport Weatherill au sérieux. Nous orientons nos investissements en fonction de celles-ci.
Comme la députée le sait, Mme Weatherill a fait plus de 57 recommandations. Il y avait des questions à régler. Nos investissements ont été ciblés afin de nous assurer d’avoir examiné chacune de ses recommandations, car, au bout du compte, c’est l’engagement du gouvernement envers la santé et la sécurité des Canadiens qui compte le plus; les Canadiens s’attendent à cela.