Elizabeth May : Monsieur le Président, je n’avais pas l’intention de mentionner les bombardements qui se poursuivent en Libye, mais 70 p. 100 des Canadiens s’opposent à cela également.
Je suis d’accord pour dire que Postes Canada joue un rôle encore plus essentiel dans la vie des personnes vivant dans les régions rurales. Je viens moi-même d’une région rurale. Ce qui nous préoccupe davantage dans le dossier de Postes Canada, c’est de savoir si le gouvernement fédéral compte vraiment maintenir un service public dans toutes les régions du pays.
Postes Canada a perdu certaines de ses divisions les plus rentables au profit de compagnies comme UPS et FedEx. Je pense que le débat sur le projet de loi de retour au travail pourrait s’élever au niveau d’une analyse. Comment protéger Postes Canada? Comment veiller à ce que cette société demeure publique? Comment assurer le service dans les régions rurales?
Ne pouvons-nous pas atteindre un compromis en nous entendant sur un projet de loi de retour au travail qui ne mine pas les droits des travailleurs qui appartiennent à ce grand syndicat?
Larry Miller : Monsieur le Président, je pense que moi et la députée, qui est venue dans ma circonscription à quelques reprises, avons un point en commun: nous nous soucions de ces travailleurs. Aujourd’hui, ils ne touchent aucun salaire en raison du lock-out, mais, au début, ils faisaient des grèves tournantes. Encore une fois, je ne prendrai pas parti, mais tant le syndicat que le patronat ont leurs torts et la situation a dégénéré. Nous allons leur dire de s’asseoir à la table de négociation pour régler le conflit.
La députée parle de préserver la livraison du courrier en régions rurales. Je n’ai cessé de me battre pour sauver les services postaux en régions rurales depuis que je siège à la Chambre des communes, soit depuis sept ans. Les employés, cadres et non cadres, de Postes Canada, devraient comprendre que l’arrêt de travail et les grèves tournantes, tout le bataclan, nuiront à long terme à la viabilité de la livraison du courrier en régions rurales. Si je suis en faveur d’un retour au travail de ces employés, c’est surtout pour que les entreprises et les électeurs de ma circonscription n’aient pas à en souffrir plus longtemps.