Loi prévoyant la reprise et le maintien des services postaux

Peter Julian : Madame la Présidente, l’intervention du député de Wellington—Halton Hills n’était qu’une tentative pathétique pour amener de l’eau au moulin des conservateurs. Habituellement, le député se fonde davantage sur les faits.

Il ressort clairement que le gouvernement prend le parti de l’employeur. Plutôt que de chercher une solution au lock-out, attribuable au fait que le gouvernement a permis à l’employeur de prendre une telle mesure, nous sommes maintenant saisis d’un projet de loi qui ne règle pas le problème.

La députée ne partage-t-elle pas l’avis de nos collègues qui ont dit au cours des dernières heures que l’approche la plus prudente et la plus responsable que le gouvernement pourrait prendre serait de lever le lock-out et de permettre la reprise de la négociation? Le gouvernement devrait tout simplement permettre aux travailleurs des postes de rentrer au travail comme ils le souhaitent, pour servir les Canadiens et faire en sorte que le courrier…

Mme Elizabeth May : Madame la Présidente, je suis d’accord avec le député de Burnaby—New Westminster sur un point, mais pas sur l’autre.

J’estime qu’on ne peut en aucun cas qualifier de pathétiques les interventions du député de Wellington—Halton Hills. C’est tout à fait inapproprié.

Cependant, je suis tout à fait d’accord pour dire qu’il serait effectivement prudent que le gouvernement ordonne à Postes Canada de lever le lock-out pour que la négociation collective reprenne librement comme il se doit.

Sur le plan juridique, l’employeur avait le droit d’imposer un lock-out et le syndicat avait le droit de recourir aux grèves tournantes. Toutefois, en tant que parlementaires et surtout à titre de représentants d’un parti politique, le moins nous nous immiscerons dans les conflits de travail en prenant parti, le mieux se portera le reste de ce débat interminable.