Bulletin de printemps 2014 – Aider nos aînés

Bulletin de printemps 2014 - Aider nos aînésLe thème du bulletin porte essentiellement sur les problèmes que connaissent les aînés. Me voici déjà dans ma soixantième année (j’atteindrai bientôt le 60!) et très heureuse d’annoncer que, grâce à un remplacement de la hanche, je ne suis pas sentie aussi bien depuis des années. Les médias parlent beaucoup des aînés et de manière, qui, à vrai dire, n’est pas toujours très exacte.

Selon Bette Davis, la vieillesse n’est pas pour les petites natures. C’est juste, mais ce que nous imaginions être la vieillesse, durant notre enfance, a changé du tout au tout. Comme on le dit souvent, le pire, c’est de décider quand on est d’âge mûr.

Grâce aux avancées dans le domaine des soins de santé et à une meilleure hygiène de vie, les Canadiens vivent plus longtemps. C’est pourquoi les aînés d’aujourd’hui ne connaissent pas les mêmes problèmes que ceux à l’époque de nos grands-parents. Malgré leur mauvaise presse, les aînés ont de nombreuses raisons de se réjouir.

Les baby-boomers vieillissants, ou les « zoomers » comme les appelle Moses Znaimer, ne négligent pas leur amour du tennis ou du ski. La population vieillissante profite de plus en plus des bienfaits d’une vie active, puisqu’elle consacre des milliers d’heures au bénévolat. C’est d’autant plus vrai à Saanich-Gulf Islands.

Reste, bien sûr, les inconvénients. Les aînés d’aujourd’hui veulent savoir que leurs pension et épargne-retraite suffiront à maintenir un mode de vie actif. Il nous faut élargir le Régime de pensions du Canada, le RPC, mesure viable et fiable. Le temps est venu de vérifier si les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) sont un bon moyen d’épargner pour nos vieux jours. Malgré leur manque de popularité avéré, les REER ont une grande incidence sur les recettes de l’État et semblent profiter seulement aux Canadiens qui en ont le moins besoin.

Le maintien de leur forme relève de l’exploit dans une culture où la voiture est omniprésente. Une population vieillissante appelle des transports en commun plus commodes, plus accessibles et plus répandus. Comme la conduite de nuit est plus dangereuse, les aînés veulent pouvoir utiliser les transports en commun.

Ce sont les aînés vivant dans la pauvreté, dont surtout des femmes, qui connaissent les pires difficultés de la vieillesse. Le pourcentage d’aînés démunis a certes chuté, passant d’environ 30 % en 1976, à 4,7 % en 2008, mais le taux de pauvreté des aînés a recommencé à monter, se situant à 5,8 % en 2008. Nous ne pouvons pas rester indifférents envers les difficultés économiques des personnes âgées.

Dans le présent bulletin, je ferai le point sur les principales questions relatives aux aînés.
Elizabeth May, O.C., M.P.

Dans le présent numéro…

« L’hypothèse de départ repose sur la capacité de créer un environnement où les aînés sont maîtres de leur avenir et d’être conscients que les adultes sont responsables de leur santé et de leur bien-être » [traduction]

-Fédération internationale du vieillissement (Current and Emerging Issues, mars 2012)