Le président : Je suis intervenu; je vais vous laisser le faire.
Tout d’abord, j’ai une demande de la part de Mme May qui, comme vous le savez tous, est députée indépendante. Elle a demandé qu’on lui donne la possibilité de poser des questions.
Pour ce qui est des règles à cet égard, c’est possible, à moins que ce ne le soit pas. Cela signifie qu’a priori, c’est le président qui prend la décision. Au bout du compte, comme toujours, c’est le comité qui décide.
Compte tenu de la nature de la demande et des questions qu’elle suppose, je vais vous poser directement la question suivante : plaît-il au comité de permettre à Mme May de participer au prochain tour? Il s’agirait d’une ou deux questions, d’une intervention d’au plus cinq minutes.
S’il n’y a pas d’interventions à ce sujet — je ne crois pas que nous ayons à en débattre —, nous pouvons passer tout de suite au vote.
Andrew Saxton : Monsieur le président, je pense qu’il faudrait clarifier les choses, car c’est une situation inhabituelle.
Les députés du parti ministériel ici ont déjà préparé des questions pour les témoins. Nous sommes d’avis que si l’opposition souhaite céder l’une de leurs interventions à Mme May, alors qu’il en soit ainsi; elle peut intervenir à la place d’un de vos députés.
Le président : Quelqu’un d’autre veut intervenir à ce sujet?
Madame May, bien sûr.
Elizabeth May : Je veux préciser seulement une petite chose, mais elle est importante.
Je suis ici en tant que députée du Parti Vert du Canada, et dans certaines situations, je suis considérée comme une députée indépendante. Dans le cas présent, je serais très ravie si le comité montrait de l’indulgence et me permettait de poser une ou deux questions aux témoins.
Le président : Vous avez entendu la demande. Je vais saisir le comité de la question.
Y a-t-il d’autres interventions?
Monsieur Saxton.
Andrew Saxton : J’aimerais demander aux députés de l’opposition de préciser s’ils vont céder l’une de leurs interventions à Mme May.
Le président : Et ils ont le droit de répondre ou de ne pas répondre, s’ils le veulent.
Je ne vois personne se précipiter. Vous pouvez en discuter davantage.
Puisque ce n’est pas le cas, je vais mettre la question…
Monsieur Byrne.
L’hon. Gerry Byrne : Par souci de collaboration parlementaire, je serais ravi de céder mes questions à Mme May.
Une voix : Votre question ou vos questions?
Le président : J’en déduis que vous voulez dire votre « temps de parole »?
L’hon. Gerry Byrne : Madame May.
Elizabeth May : Merci beaucoup.
L’hon. Gerry Byrne : J’essaie de vous aider.
Le président : Vraiment, chers collègues? C’est la personne qui a le moins de temps de parole qui accepte de le faire? Cela vous va?
L’hon. Gerry Byrne : C’est ainsi que le Parti libéral du Canada fonctionne, monsieur le président.
Des voix : Oh, oh!
Le président : Vous êtes le seul député qui fait preuve de sens moral.
Des voix : Oh, oh!
Le président : Donc…
D’accord, monsieur Caron. Allez-y brièvement.
Guy Caron : Je croyais que…
Le président : Nous passons plus de temps à en débattre qu’à le faire.
Guy Caron : Je croyais que la motion des conservateurs qui avait été présentée lundi prévoyait que nous passerions deux heures avec nos témoins. On a accepté, à l’unanimité, de raccourcir cette rencontre de 15 minutes. Je pense donc qu’on devrait continuer jusqu’à 17 h 15, en suivant la rotation. Je rappelle que lorsque nous avions discuté de la rotation, nous avions aussi accepté le principe que le même parti ne pourrait pas intervenir deux fois de suite pour poser des questions.
Le président : D’accord.
Je crois comprendre — et je considère que c’est une motion — que nous continuerons à poser des questions aux témoins jusqu’à 17 h 15. Pour ce dernier tour, M. Byrne a généreusement offert son temps de parole à Mme May. C’est la question dont nous sommes saisis.
Y a-t-il d’autres interventions?
Monsieur Byrne.
L’hon. Gerry Byrne : Merci, monsieur le président.
D’habitude, pendant que nous écoutons les gens et les témoins qui comparaissent devant nous, si nous devons interrompre le cours normal de la séance, nous devons demander aux gens et aux témoins de comparaître de nouveau.
Monsieur le président, peut-on demander au ministre Baird et surtout au ministre Clement s’ils veulent bien comparaître devant nous une autre fois?
Le président : Le ministre Baird indique qu’il est prêt à répondre à la question.
L’hon. John Baird : Merci beaucoup.
Je trouve inspirant l’effort non partisan de Gerry Byrne, qui a accepté d’aider notre collègue et amie du Parti Vert.
Puis-je toutefois proposer que nous siégions jusqu’à 17 h 20, de sorte que nous fassions un tour normal et que nous cédions ensuite la parole à Mme May? Je suis prêt à rester pour l’entendre.
Le président : Tout allait bien, jusqu’à ce que vous commenciez à dire qui allait parler…
Des voix : Oh, oh!
Le président : … et ensuite, vous êtes allé trop loin.
Je vous ai entendu, mais le comité est encore saisi de la question.
Y a-t-il d’autres interventions?
Monsieur Byrne.
L’hon. Gerry Byrne : Monsieur le président, j’aimerais examiner la suggestion du ministre Baird. J’aimerais répéter sa déclaration pour le compte-rendu et demander aux membres du comité s’ils la prendraient en considération — que nous entendions le témoignage des ministres et des témoins qui comparaissent devant nous jusqu’à 17 h 20, comme le ministre Baird l’a suggéré.
Et John, je vous remercie du compliment.
L’hon. John Baird : Je donne sans compter, Gerry. — voilà ce que je fais.
Le président : Attendez, monsieur le ministre; vous ne m’aidez aucunement.
Monsieur Saxton.
Andrew Saxton : Merci, monsieur le président.
En ce cas, j’aimerais demander aux membres du comité s’ils sont d’accord pour que nous continuions de siéger aujourd’hui jusqu’à ce que nos travaux soient terminés. Nous avions réservé 15 minutes pour nous occuper des travaux du comité, et nous devons bel et bien les achever.
Si nous continuons d’entendre les témoins jusqu’à 17 h 20, il se peut qu’il nous faille prolonger la séance de cinq minutes et terminer à 17 h 35.
Une voix : Je ne peux pas rester plus longtemps.
Andrew Saxton : L’un des membres du comité indique qu’il n’est pas en mesure de siéger plus longtemps.
Si nous nous entendons pour dire que nous finirons nos travaux d’ici 17 h 30 — c’est-à-dire dans un laps de temps réduit dont 10 minutes seront consacrées aux travaux du comité — nous n’élèverons pas d’objection.
Le président : D’accord, messieurs, finissons-en rapidement. Nous sommes comme des enfants qui passent plus de temps à discuter des règles du jeu qu’à jouer.
Allez-y, monsieur Byrne.
L’hon. Gerry Byrne : Pouvons-nous entendre les témoins pendant cinq minutes de plus, puis nous occuper des travaux du comité à 17 h 20?
Le président : Eh bien, selon les règles que nous avons établies, nous pourrions poursuivre la rotation, si nous tombions d’accord immédiatement. Mme May interviendrait pendant le créneau de M. Byrne. Puis, à 17 h 15, nous entreprendrions les travaux du comité.
Mais je compte cinq… ce qui signifie que nous ne nous rendrons pas jusqu’à elle.
Donc, pour l’instant, votre offre est symbolique.
Des voix : Oh, oh!
L’hon. Gerry Byrne : Malgré ma sincérité, il se peut, monsieur le président, que mon offre demeure symbolique. Merci.
Le président : Merci, chers collègues.
Consentez-vous à ce que nous poursuivions la rotation jusqu’à 17 h 15?
Des voix : D’accord.
Le président : D’accord. Donc, c’est là où nous en sommes.
Nous allons reprendre du début, comme nous le faisons lorsque nous disons que nous allons redémarrer.
Par conséquent, monsieur Saxton, la parole est à vous…
Oui, monsieur Caron?
Guy Caron : Nous avions une entente. Lorsque nous avons négocié la rotation, nous nous sommes entendus sur le fait que si celle-ci continuait et qu’il y avait un deuxième tour, on respecterait le principe que le même parti n’interviendrait pas deux fois de suite pour poser des questions. Si c’est le cas, le dernier intervenant est un conservateur et, par conséquent, la parole devrait revenir à l’opposition.
Le président : monsieur Kramp.
Daryl Kramp : Ce n’est pas ce dont nous avions convenu. Nous avons dit que nous allions recommencer à zéro nos interventions jusqu’à ce que les 15 minutes soient écoulées.
Le président : Oui.
Monsieur, je suis disposé à vous entendre de nouveau, mais je ne pense pas que ce soit l’entente que nous avons prise. Je pense que nous allons simplement revenir sur nos pas. D’accord?
Si personne n’avance d’autres arguments — je n’en entends aucun —, je cède la parole à M. Saxton.